Le gouvernement met en avant les avancées sur l’agenda « Jeunesse, Paix et Sécurité »

À l’occasion du 10ᵉ anniversaire de la Résolution 2250 du Conseil de sécurité des Nations unies, la République démocratique du Congo a vu son engagement en faveur de l’agenda « Jeunesse, Paix et Sécurité » salué, lundi à Kinshasa, lors d’un atelier intergénérationnel organisé avec l’appui d’ONU-Femmes.

Réunis autour des autorités publiques, des organisations de jeunesse et des partenaires internationaux, les participants ont passé en revue les progrès réalisés par la RDC dans l’intégration des jeunes, et en particulier des jeunes femmes, aux processus de paix et de sécurité.

Pour ONU-Femmes, ces avancées sont tangibles. « Nous félicitons les actions menées par la République démocratique du Congo, notamment la mise en place du secrétariat technique de la Résolution 2250 et l’adoption du plan d’action national de première génération », a déclaré Sylvain Mabika, représentant de la représentante d’ONU-Femmes en RDC. Des mécanismes appelés à structurer et coordonner, sur le long terme, la mise en œuvre de cet agenda au niveau national comme local.

Sur le terrain, ces dispositifs commencent à produire des effets, selon les partenaires onusiens. Des initiatives ont permis l’émergence de jeunes leaders et le renforcement du rôle des jeunes filles dans les projets liés aux décisions stratégiques touchant à la paix et à la sécurité. Une dynamique que M. Mabika relie aux dialogues intergénérationnels mis en place pour rapprocher jeunes, femmes et décideurs publics.

Au-delà de la Résolution 2250, l’enjeu est aussi de mieux articuler les agendas « Femmes, Paix et Sécurité » et « Jeunesse, Paix et Sécurité », deux cadres complémentaires souvent mis en œuvre de manière parallèle.

« L’objectif est de favoriser une collaboration active entre les femmes, les jeunes et les autorités dans les processus de paix », a-t-il souligné.

Dans un contexte sécuritaire toujours fragile, notamment dans l’est du pays, les jeunes demeurent à la fois parmi les premières victimes des conflits et des acteurs clés de la consolidation de la paix. ONU-Femmes a salué la résilience des jeunes filles et garçons qui, malgré les contraintes, restent mobilisés sur ces questions.

L’agence onusienne a enfin encouragé la poursuite de cette approche collaborative associant ministères sectoriels, organisations de jeunesse et agences des Nations unies, tout en réaffirmant sa disponibilité à soutenir une implication accrue des jeunes dans les mécanismes de paix.

L’atelier intergénérationnel a été organisé par la coalition « Jeunesse, Paix et Sécurité » en partenariat avec le Salama Women’s Institute (SAWI), dans le cadre des activités commémoratives marquant les dix ans de la Résolution 2250.

ANGE ALOKI 

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