Le Président Félix Tshisekedi exige une évaluation rigoureuse de l’action gouvernementale et ordonne la fin de la pénurie des plaques d’immatriculation

Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a présidé vendredi à la Cité de l’Union africaine la 72ᵉ réunion du Conseil des ministres, marquée par deux messages centraux : un appel à la redevabilité de l’exécutif à l’orée de 2026 et des instructions fermes pour mettre un terme à la pénurie persistante des plaques d’immatriculation sur l’ensemble du territoire national.

D’entrée de jeu, le Chef de l’État a clôturé l’année gouvernementale 2025 par des vœux adressés aux membres du gouvernement, à leurs cabinets et aux administrations publiques sous leur tutelle. Au-delà du rituel, Félix Tshisekedi a replacé ces messages dans le contexte d’une année éprouvante, notamment en raison de la persistance de l’insécurité dans l’Est du pays. Il a toutefois évoqué les accords récemment entérinés à Washington comme une ouverture vers des perspectives de sortie durable des cycles de violence, saluant l’engagement des forces armées congolaises et de leurs alliés.

Dans ce climat de transition entre deux exercices, le Président a appelé à la vigilance sécuritaire et au respect de l’ordre public durant les festivités de fin d’année, insistant sur la protection des vies humaines et des biens. Surtout, il a invité chaque membre du gouvernement à procéder à une évaluation « honnête et rigoureuse » de son action en 2025, afin d’identifier les résultats obtenus, les insuffisances persistantes et les ajustements nécessaires pour renforcer l’efficacité de l’action publique en 2026. Une évaluation globale de l’action gouvernementale devra également être conduite, sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa.

Mais c’est sur un dossier concret de gouvernance que le Chef de l’État a livré ses instructions les plus précises : la crise des plaques d’immatriculation. Constatant une rupture prolongée dans leur délivrance, Félix Tshisekedi a dénoncé une défaillance du service public compétent, aux conséquences multiples — circulation de véhicules non identifiés, prolifération de plaques temporaires irrégulières, difficultés dans la lutte contre la criminalité, pertes de recettes pour le Trésor public et affaiblissement de l’autorité de l’État.

Face à cette situation, le Président a instruit le ministre des Finances, en coordination avec les services concernés, de mettre fin sans délai à cette pénurie. Il a également demandé l’élaboration d’un mécanisme sécurisé permettant l’intégration de la délivrance des plaques d’immatriculation dans le processus de dédouanement des véhicules importés, afin que ceux-ci soient immatriculés dès leur entrée sur le territoire national. Un rapport détaillé, assorti de propositions concrètes, d’un calendrier de mise en œuvre et de responsabilités clairement établies, est attendu au plus tard dans la seconde quinzaine de janvier 2026.

Dans le prolongement de cette communication présidentielle, la Première ministre, Judith Suminwa est revenue sur la nécessité d’une action gouvernementale cohérente et orientée vers l’impact. Rappelant les instructions émises lors des précédentes réunions du Conseil des ministres, elle a insisté sur l’impératif d’un travail collectif aligné sur une vision commune et des priorités partagées, condition de l’efficacité de l’exécutif à l’approche de la nouvelle année.

LUKEKA KALUME 

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