
La situation à l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Lubumbashi est devenue critique, alors que les activités académiques sont paralysées depuis plusieurs jours. Les étudiants internes, frustrés par une coupure d’électricité prolongée, bloquent l’accès à l’établissement.
La colère des étudiants découle de plus de deux semaines sans électricité dans les résidences universitaires. Dans un cadre censé favoriser l’apprentissage et la recherche, cette absence d’électricité rend difficile toute préparation aux examens.
Dans l’obscurité, étudier, lire ou se préparer devient un défi insurmontable. Pour de nombreux étudiants, cette situation constitue un obstacle majeur à leur réussite académique et remet en question les conditions de vie minimales qui devraient leur être garanties.
Cette crise survient alors que l’ISP a reçu, ces dernières années, des soutiens pour améliorer l’environnement d’apprentissage. En 2025, le Service National, dirigé par le Lieutenant-général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a fourni des équipements tels que des bancs-pupitres et une aide alimentaire pour améliorer les conditions de vie des étudiants.
Cependant, la réalité actuelle au sein des résidences souligne les défis structurels persistants dans l’enseignement supérieur en République Démocratique du Congo. Pour les étudiants mobilisés, il ne s’agit pas d’une demande superflue, mais d’un besoin fondamental : l’accès à l’électricité pour étudier dans des conditions dignes.
Face à cette situation, la communauté estudiantine appelle les autorités académiques et les services compétents à intervenir rapidement pour éviter une escalade des tensions et permettre la reprise normale des activités. Au-delà de cette crise locale, c’est la question de la qualité des conditions d’apprentissage dans l’enseignement supérieur congolais qui se trouve, une fois de plus, soulevée.
Dan Banze Lwaba