Malgré la fermeture du détroit d’Ormuz, le gouvernement rassure sur l’approvisionnement du pétrole en RDC

Réuni le 13 mars 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa, sous la conduite du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, le Conseil des ministres a examiné l’impact de la situation sécuritaire au Moyen-Orient sur l’approvisionnement de la République démocratique du Congo en produits pétroliers. Cette séance marquait la 82ᵉ réunion du gouvernement.

Dans une note d’information présentée à ce Conseil, un point a été fait sur les répercussions de la fermeture du détroit d’Ormuz et du canal de Suez, deux artères majeures du commerce énergétique mondial.

Selon les données exposées au Conseil, ces deux passages stratégiques assurent respectivement près de 20 % et 10 % de la consommation journalière mondiale en produits pétroliers. Leur fermeture perturbe ainsi les circuits d’approvisionnement internationaux et suscite des inquiétudes sur plusieurs marchés dépendants des importations.

Pour la RDC, les autorités se veulent toutefois rassurantes. Le gouvernement a indiqué que la situation actuelle de l’approvisionnement en produits pétroliers demeure globalement maîtrisée. Les stocks disponibles permettent d’assurer la couverture des besoins du pays jusqu’au mois de juin. Par ailleurs, plusieurs navires transportant des cargaisons de produits pétroliers sont attendus dans les prochaines semaines afin de renforcer les niveaux de stockage et garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur.

Les membres du gouvernement ont également été informés de la tendance haussière du prix moyen frontière commerciale, susceptible d’avoir un impact sur les prix à la pompe. Face à cette évolution, une série de mesures à court, moyen et long terme a été présentée afin de préserver l’équilibre du système d’approvisionnement national en produits pétroliers, tout en maintenant l’équilibre budgétaire qui y est étroitement lié.

Ces mesures visent notamment à renforcer les niveaux de stocks stratégiques, à stabiliser le marché intérieur des produits pétroliers et à réduire les effets budgétaires et économiques susceptibles de découler de la crise énergétique qui se dessine à l’échelle internationale.

Au terme de la présentation, l’accompagnement du gouvernement pour l’accélération de la mise en œuvre de ces dispositions a été sollicité et obtenu, dans un contexte marqué par de fortes incertitudes sur les marchés énergétiques mondiaux.

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