MANIEMA | Marie Nyange Ndambo lance l’offensive pour une économie verte à Kindu

Kindu devient, du 8 au 10 avril 2026, l’épicentre de la nouvelle diplomatie climatique congolaise. Entre forêts vierges et potentiel minier, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndambo, y déploie une stratégie de séduction pour transformer les richesses naturelles du Maniema en dividendes économiques réels.

L’ambition de Kindu. Sous l’impulsion du gouverneur Moïse Mussa Kabwankubi, la capitale du Maniema accueille la première édition de la Conférence sur les ressources naturelles. L’objectif est limpide : rompre avec l’image d’une province enclavée pour l’imposer comme une destination phare pour les investissements durables. En débarquant sur place, la professeure Marie Nyange Ndambo ne vient pas seulement inaugurer un forum, elle apporte la caution du gouvernement central à une vision où l’écologie finance le social.

Un sanctuaire de biodiversité à valoriser. Le Maniema n’est pas qu’une province forestière ; c’est un coffre-fort biologique mondial. Traversée par le fleuve Congo, elle abrite des trésors uniques : gorilles de plaines, bonobos, okapis et le mystérieux primate Lesula.

« Il est crucial de communiquer sur ce potentiel pour attirer des investisseurs sérieux », martèle la ministre. Pour Kinshasa, le défi est de passer d’une conservation passive à une industrie du tourisme responsable capable de muscler l’économie locale.

Le nouveau Code forestier en gestation. Au-delà du prestige de l’événement, l’enjeu est législatif. Cette mission à Kindu s’inscrit dans la foulée de la validation de la Politique Forestière Nationale. La ministre profite de ce contact direct avec le terrain pour nourrir l’élaboration du futur Code forestier.

« Nous devons intégrer les réalités de chaque province pour que la loi soit un levier de développement et non un frein », insiste-t-elle.

Le signal envoyé aux bailleurs. Avec 400 délégués attendus, cette conférence se veut un laboratoire de planification. En alignant les priorités de la province sur la vision du Chef de l’État, le Maniema espère capter les financements du secteur privé et des fonds climatiques internationaux. À Kindu, la RDC joue une partition décisive : prouver que la protection de la nature est le moteur de la croissance de demain.

Willy Ulengu Samuanda

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