
Des allégations d’extorsion visant des policiers au marché Odia David, à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental, suscitent l’indignation. Selon plusieurs témoignages, des vendeuses de maïs seraient contraintes de s’acquitter d’une taxe illégale, matérialisée par une marque au stylo sur le bras servant de preuve de paiement lors des contrôles.
D’après les commerçantes, les montants exigés varient selon l’activité exercée, avec notamment 200 francs congolais pour les cyclistes transportant les céréales et 100 francs pour les vendeuses installées au sol. En cas d’absence de liquidités, certaines affirment être contraintes de remettre une partie de leur marchandise en guise de paiement.
Les témoignages recueillis évoquent un système organisé, dans lequel un premier groupe d’agents procéderait à la perception de cette taxe présumée, tandis qu’un second assurerait les contrôles en vérifiant la présence du marquage sur le bras des commerçantes.
Interrogées sur ces accusations, les autorités policières et municipales de Mbuji-Mayi affirment ne pas avoir connaissance d’un tel dispositif. Elles annoncent l’ouverture d’enquêtes afin de vérifier les faits, d’identifier les éventuels responsables et de prendre les mesures disciplinaires qui s’imposeraient si ces allégations étaient confirmées.
ANASTASIE MIMBOLO