Qualification des Léopards | entre ferveur nationale et inquiétudes économiques, évoque Prince Epenge

La République démocratique du Congo a vibré le 1er avril 2026, après la qualification historique des Léopards pour la Coupe du monde de football, un retour attendu depuis plus d’un demi-siècle. L’événement, salué par une liesse populaire sans précédent, a conduit le gouvernement à décréter une journée chômée et payée sur l’ensemble du territoire.

Si cette mesure a été accueillie avec enthousiasme par une grande partie de la population, elle suscite néanmoins des critiques. Le journaliste et analyste politique, cadre de l’ECIDE, Prince Epenge reconnaît l’importance symbolique de cette qualification, mais dénonce une décision qu’il juge « populiste », estimant qu’elle privilégie l’émotion au détriment de la productivité nationale.

Selon lui, suspendre les activités économiques, même pour une seule journée, risque d’accentuer les fragilités d’une économie déjà sous pression. Il appelle les autorités à concilier fierté nationale et responsabilité économique, afin que l’exploit sportif ne se traduise pas par un coût supplémentaire pour les entreprises et les travailleurs.

Ce débat met en lumière une question centrale : comment célébrer un succès collectif sans compromettre l’équilibre économique du pays ? Entre euphorie populaire et prudence budgétaire, la qualification des Léopards ouvre un espace de réflexion sur la gestion des priorités nationales.

Sur le terrain comme dans les rues, l’unité et la fierté restent palpables. Mais au-delà des chants et des drapeaux, l’exploit des Léopards interroge sur la manière dont la nation choisit de transformer ses victoires sportives en leviers de cohésion et de développement.

 

Dan Banze Lwaba

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