
Sous l’impulsion du ministère de l’Économie, le Cadre permanent de concertation économique (CPCE), oublié depuis 2016, fait peau neuve dans l’espoir de restaurer la confiance entre l’État et les acteurs économiques.
Sept ans de silence radio. Le Cadre permanent de concertation économique (CPCE), censé incarner le dialogue entre le gouvernement et les milieux d’affaires, n’avait plus soufflé mot depuis 2016. Mais, une tentative de résurrection a été lancée ce mardi 13 mai à Kinshasa, par le ministère de l’Économie.

Dans une salle sans faste mais à la symbolique forte, les premiers travaux de redynamisation ont été engagés. L’objectif ? Faire de ce cadre moribond une instance « d’amélioration du climat des affaires, d’apaisement des tensions et de stabilité économique », selon Albert Kasongo, directeur de cabinet du ministre, cité dans une note.
Sous la houlette du Vice-premier ministre, ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, ce CPCE relooké veut renouer les fils entre l’exécutif et les opérateurs économiques, tout en tendant l’oreille aux associations de consommateurs. Une ambition simple sur le papier, mais colossale dans la pratique : « des décisions mieux adaptées » sont promises, pour un pays qui enchaîne les efforts d’assainissement économique sans résultats palpables.
LUKEKA KALUME