
C’est une image inhabituelle, presque surréaliste, en pleine matinée kinoise : le Président Félix Tshisekedi, concentré, les yeux rivés à l’écran d’un ordinateur, en train de répondre à un QCM. Trente secondes par question, vingt au total.
Objectif : décrocher son permis de conduire version numérique. Un test grandeur nature, pour le Chef de l’État, en visite ce mardi 13 mai à la Société de production des permis de conduire (SPC), dans la commune huppée de Gombe.


Accueilli par la Première ministre Judith Suminwa, le VPM des Transports Jean-Pierre Bemba, et le directeur de la SPC, le Président a tenu à expérimenter lui-même le parcours que tout Congolais devrait désormais emprunter pour conduire en toute légalité. Une séquence soigneusement calibrée, entre pédagogie d’État et communication de proximité.
Le processus, fluide et infalsifiable, commence par la salle de « constatation » où l’on évalue le type de véhicule convoité. Puis vient le guichet bancaire : 18 dollars à payer pour espérer s’asseoir dans le simulateur. La première épreuve est théorique – vingt questions, douze bonnes réponses minimum. Ensuite, un test pratique sur simulateur.


Félix Tshisekedi a passé les formalités jusqu’au bout. Le Président a obtenu son permis biométrique en un « temps record », souligne fièrement le directeur de la SPC.
Au-delà de l’image, c’est un message que le Président a voulu faire passer : la modernisation de l’administration n’est plus une promesse. Le permis biométrique, selon Nicolas Nkane, président de la CONADEP, coche toutes les cases des standards internationaux. Hautement sécurisé, infalsifiable, il doit permettre de réduire les accidents liés à l’incompétence des conducteurs.


Les responsables de la SPC insistent : ce centre est pensé comme une barrière contre la fraude, un levier pour garantir que ceux qui prennent le volant en RDC savent au moins conduire.
LUKEKA KALUME