RDC | Kinshasa prépare sa 13e Conférence diplomatique pour réorienter l’action extérieure du pays

La République démocratique du Congo prépare la tenue de sa 13e Conférence diplomatique, prévue en octobre prochain à Kinshasa. Pendant cinq jours, diplomates et responsables concernés réfléchiront à l’orientation de la politique étrangère du pays et aux mécanismes nécessaires à sa mise en œuvre.

L’annonce a été faite vendredi 28 août 2026 au Conseil des ministres par Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et des Congolais de la diaspora. Les assises devront notamment permettre de prévalider les documents-cadres de politique étrangère de la RDC et de définir les dispositifs institutionnels et opérationnels nécessaires à leur application.

Selon le compte rendu de la réunion, cette conférence vise à assurer une meilleure cohérence entre l’action du gouvernement, celle de l’administration centrale et celle des missions diplomatiques et postes consulaires. La démarche doit également favoriser une diplomatie davantage tournée vers l’anticipation que vers la gestion des urgences.

Le document-cadre attendu devra notamment orienter les partenariats, harmoniser les positions défendues à l’international et aligner les ressources sur les priorités nationales. Il doit également servir de base à l’évaluation de l’action extérieure de l’État.

La 13e Conférence diplomatique introduira par ailleurs un nouveau dispositif de formation destiné aux ambassadeurs. Un module de formation standardisé, présenté comme obligatoire avant leur déploiement, doit être inauguré à cette occasion. Cette mise à niveau sera suivie de la signature d’un serment de service destiné à renforcer l’intégrité et la redevabilité des représentants diplomatiques congolais.

Cette initiative intervient dans le prolongement de l’évaluation de la 12e Conférence diplomatique, organisée du 26 au 28 février 2022 sous l’impulsion de l’ancien ministre des Affaires étrangères Christophe Lutundula.

En juin 2024, Thérèse Kayikwamba Wagner avait présenté au Conseil des ministres une note sur la fréquence d’évaluation de ces assises et l’implémentation de leurs recommandations, conformément aux instructions du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Le bilan présenté à cette période faisait état de 52 recommandations issues de la 12e conférence : 15 partiellement exécutées, 30 encore non exécutées et 7 considérées comme ne relevant pas du ministère des Affaires étrangères.

Le président de la République avait alors demandé à la cheffe de la diplomatie de poursuivre les efforts en vue de l’organisation d’une nouvelle conférence, afin de faire le point sur les mesures prises depuis les précédentes assises.

La tenue de cette 13e conférence intervient dans un contexte diplomatique et sécuritaire particulièrement sensible pour la RDC, marqué notamment par la persistance de la crise dans l’est du pays et l’activisme de l’AFC/M23, que Kinshasa accuse d’être soutenu par le Rwanda. La RDC siège également au Conseil de sécurité des Nations unies comme membre non permanent.

Pour Kinshasa, ces assises devraient ainsi permettre de renforcer la cohérence de l’action extérieure, de mieux orienter les partenariats et de consolider la capacité du pays à défendre ses intérêts dans un environnement international en pleine mutation.

 

DIVINE ATANTE 

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