RDC | Le journaliste Mills Tshibangu dévoile les coulisses de son enquête polémique sur Jules Alingete

Mills Tshibangu, journaliste d’investigation connu pour ses révélations percutantes, a organisé un point de presse ce mardi dans l’une de ses résidences à Kinshasa. Face à une assemblée de journalistes, il s’est exprimé sur les répercussions de son enquête controversée sur l’Inspecteur Général des Finances (IGF), Jules Alingete.

Lors de ce face-à-face, Mills Tshibangu a dénoncé les menaces qu’il a reçues suite à la publication de son documentaire sur l’IGF. Il a révélé avoir été brusquement convoqué par la Brigade Judiciaire de Kinshasa/Gombe, une initiative que plusieurs observateurs interprètent comme une tentative d’intimidation en réaction à ses révélations troublantes sur Jules Alingete. Selon Tshibangu, ses collègues journalistes, ne partageant pas tous son point de vue, avertissent d’une possible conspiration visant à discréditer les réalisations de l’IGF.

Sans mâcher ses mots, Tshibangu a critiqué Jules Alingete, allant jusqu’à prédire sa chute imminente. Il a mentionné qu’il avait annulé un voyage prévu en province pour éviter une humiliation publique similaire à celle subie par l’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi. Il aurait préféré annuler son déplacement pour éviter une arrestation embarrassante à l’aéroport, tout en exhibant son billet d’avion.

Le journaliste, réputé pour ses enquêtes audacieuses, a affirmé qu’il est prêt à mettre sa main à couper s’il venait à perdre son procès face au camp Alingete. Durant son discours, il a fréquemment invoqué le nom de « Jésus-Christ », manifestant ainsi sa détermination et sa foi.

Tshibangu a également rappelé les moments difficiles qu’il a traversés sous le régime de Joseph Kabila, période durant laquelle il a été confronté à de nombreuses menaces en raison de ses enquêtes. Sa famille s’inquiétait constamment pour sa sécurité après chaque révélation, illustrant la persistance de sa détermination face à l’adversité.

Se décrivant comme la cible de ses confrères journalistes, Tshibangu a accusé certains d’entre eux de travailler sous les ordres de l’IGF pour étouffer ses révélations. Cette animosité, dit-il, est née de la diffusion de son documentaire, lequel a été récemment supprimé de ses plateformes numériques.

Interrogé sur les raisons de cette suppression, Tshibangu a expliqué qu’il s’agissait de protéger ses collaborateurs et lui-même contre les menaces incessantes.

Rédaction

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