RDC : le RAJEC dénonce une spirale répressive contre les journalistes et interpelle le gouvernement Congolais*

Alerte rouge pour la liberté de la presse en République démocratique du Congo.

Dans une déclaration rendue publique ce mardi 6 octobre 2026, le Rassemblement des Journalistes pour l’Émergence du Congo (RAJEC) tire la sonnette d’alarme après trois atteintes graves aux droits des journalistes enregistrées ces dernières heures à Kinshasa.

L’organisation professionnelle exige l’implication directe du chef de l’État, Félix Tshisekedi, pour stopper ce qu’elle qualifie de dérive répressive.

Trois cas graves documentés

Le RAJEC a répertorié :

  • Virginie Manganga : la journaliste a été placée en détention à la prison centrale de Makala, après ce que l’organisation qualifie d’enlèvement.
  • Gauthier Sey : le promoteur du média en ligne Netic News a été victime d’un enlèvement criminel. Grièvement blessé, il a été admis en urgence à la clinique Ngaliema avant d’être évacué à Paris pour des soins appropriés.
  • Danny Nguba: troisième journaliste, il est actuellement porté disparu. Sa sécurité et son intégrité physique suscitent les plus vives inquiétudes.

Pour le RAJEC, l’accumulation de ces événements en l’espace de quelques semaines ne relève plus du fait isolé.

« Il s’agit d’une attaque frontale et systémique contre la liberté d’expression et la démocratie, pourtant garanties par la Constitution », dénonce le RAJEC, qui appelle à une mobilisation générale de la corporation.

 

Willy Ulengu

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