
Accusé de « beaucoup de bruit pour rien » par http://Congomarketnews.com, le Ministre des Postes et Télécommunications José Mpanda Kabangu contre-attaque. Dans un droit de réponse cinglant publié le 6 octobre, son cabinet dénonce des « fausses accusations » et dresse un bilan XXL pour défendre son action.
La guerre des ondes est déclarée.
24 heures après un article au titre assassin « José Mpanda aux Télécoms : Beaucoup de bruit sur les ondes, toujours rien sur le terrain », le Ministère des Postes et Télécommunications a dégainé un droit de réponse musclé.
Dans un document de 3 pages signé par son cabinet le 06 octobre, le Ministre José Mpanda Kabangu ne mâche pas ses mots. Il accuse le média en ligne d’avoir « failli à l’exigence de la déontologie journalistique de confronter les versions ».
Le dossier chaud : l’affaire RASCOM
Au cœur de la polémique : la situation au RASCOM. Congomarketnews évoquait une crise sociale.
Réponse du Ministère : Il n’y a pas de fonctionnaires au RASCOM, mais des contractuels nommés par arrêté. Ceux qui crient aujourd’hui seraient selon le cabinet « des fictifs sans aucun acte juridique de nomination, soit des déserteurs résidant déjà à l’étranger mais bénéficiant indûment de l’argent du Trésor ». L’ordre aurait été rétabli.
Le Ministère sort son bilan : 33 ans d’absence effacés ?
Pour prouver qu’il y a bien du concret « sur le terrain », le cabinet aligne les réalisations :
Sur le plan international, 3 coups majeurs :
1. Retour à l’UPU : Après 33 ans de privation de droit de vote, la RDC a repris sa voix à l’Union Postale Universelle.
2. Retour de l’UAT : Le siège de l’Union Africaine des Télécommunications, délocalisé à Nairobi depuis 1992, va être rapatrié à Kinshasa. Un exploit qu’aucun des 17 prédécesseurs n’avait réalisé, selon le cabinet.
3. Objectif UIT : Bataille en cours pour que la RDC siège au Conseil de l’UIT à Doha en novembre.
Sur le plan national :
– Licences unifiées accordées aux opérateurs qui étaient en insécurité juridique
– 40 pylônes en construction via le FDSU : « les premières infrastructures que l’État construit depuis la loi de 2020 »
– Réduction de moitié du moratoire de 10 ans pour l’application de l’article 40 (25% du capital aux Congolais + 5% aux travailleurs)
– Formation de la DANTIC-AP par Huawei
– Véhicules neufs pour le Secrétariat des PTNTIC : « une première »
Et la mauvaise qualité du réseau alors ?
Sur ce point qui fâche tous les Congolais, le Ministère botte en touche : « La responsabilité ne revient pas au Ministre, mais au régulateur, le policier du secteur. »
Il explique que le problème est structurel et hérité :
– Le pays a besoin de 54.000 km de fibre, 30.000 tours et un satellite. On a moins de 30% de cela.
– Le réseau 2G/3G/4G est saturé. Il faut libérer la 5G, mais c’est à l’ARPTC de le faire.
– Seulement 2 points d’atterrage à Muanda (WACS et 2Africa), il en faut plus à l’Est.
Le Ministre dit se battre pour 11.500 km de fibre via le PTN (Banque Mondiale) et un nouveau point d’atterrage à Kalemie avec la Tanzanie.
En conclusion : Le Ministère assure que sa collaboration avec l’ARPTC est « parfaite » et invite Congomarketnews à venir vérifier sur place au lieu de signer « C.K.L. ».
Affaire à suivre.
Source intégrale : Droit de réponse du Ministère des PT, 06 octobre 2026 – Cabinet de José Mpanda Kabangu
Divine Atante