
À travers une déclaration faite à Kinshasa et dont une copie est parvenue à sasastudio.net ce lundi 5 juin, la plateforme Front Commun pour le Congo (FCC), a fustigé la situation sociale, la montée du tribalisme et de l’enrichissement illicite et économique en République démocratique du Congo.
Pour les leaders de la regroupement politique de Joseph Kabila, cette chute est caractérisée par la perte de valeur du franc congolais face à une hausse considérable des prix de produits de première nécessité, laquelle a une perte du pouvoir d’achat comparable. D’après eux, la dépréciation de la monnaie nationale face aux devises étrangères est la pire de l’histoire du pays.
Quant à la situation sociale, le FCC condamne la gestion du gouvernement qu’il qualifie de chaotique qui, selon leurs dires, est caractérisée, par la montée du « tribalisme, le détournement ostentatoire de deniers public, la corruption, la concussion, l’enrichissement illicite, insolent et honteux ».
Par ailleurs, le FCC dénonce les violations « flagrantes, manifestes et récurrentes » des droits fondamentaux reconnus à tout être humain, à la presse, à l’opposition et la société civile; droits consacrés par la constitution et les instruments juridiques internationaux dûment ratifiés par la République démocratique du Congo.
Cette prise de position du Front Commun pour le Congo fait suite à la répression policière de la manifestation organisée le 20 mai dernier par la nouvelle opposition formée par Martin Fayulu (ECiDé), Matata Ponyo (LGD), Moïse Katumbi (Ensemble pour la République) et Delly Sesanga (Envol). L’usage disproportionné de la force contre les manifestants avait suscité indignation et tollé général. Le gouvernement, les partis politiques de tous bords, les mouvements citoyens et la communauté internationale avaient dénoncé la répression de cette manifestation pacifique.
« C’est ici l’occasion d’interpeller la communauté internationale d’être impartiale en sanctionnant les commanditaires et les exécutants de ces violations », se plaint le FCC.
Dans un autre registre, les acteurs politiques pro-Kabila ont regretté l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire qui serait à la solde du régime Tshisekedi, insécurisant les justiciables.
SASA STUDIO/POLITICO.CD