
L’adoption du projet de loi portant réforme foncière continue de susciter des réactions favorables au sein de la classe politique locale. À Lukonga, la conseillère municipale Me Alexandre Tshiama Mamba a publiquement salué l’initiative portée par la ministre des Affaires foncières, qu’elle considère comme une étape décisive vers la sécurisation des droits fonciers et la modernisation du cadre juridique national.
Selon Me Tshiama, cette réforme intervient dans un contexte marqué par la recrudescence des conflits fonciers, l’insécurité juridique et les abus liés à la gestion des terres.
« Nous saluons le courage politique et la vision de la ministre des Affaires Foncières. Cette réforme répond à une attente de longue date des populations, confrontées chaque jour aux conflits fonciers, à l’insécurité juridique et aux abus », a-t-elle déclaré.
Si l’adoption du texte est perçue comme un signal fort, la conseillère municipale estime toutefois que son impact réel dépendra largement de sa compréhension par les citoyens. Elle insiste sur la nécessité d’une vulgarisation large et structurée de la nouvelle loi, afin qu’elle ne reste pas cantonnée aux cercles administratifs et juridiques.
« Une bonne loi ne suffit pas si elle n’est pas comprise par la population. Il est impératif que cette réforme foncière soit expliquée dans des termes accessibles, jusque dans les quartiers, les communes et les milieux ruraux », a-t-elle souligné.

Pour Me Tshiama, la vulgarisation constitue un levier essentiel de prévention des conflits et de consolidation de la paix sociale. Une population informée de ses droits et obligations fonciers serait, selon elle, mieux outillée pour éviter les litiges et renforcer sa confiance envers les institutions publiques.
« Lorsque les citoyens connaissent leurs droits et leurs devoirs en matière foncière, les litiges diminuent et la paix sociale se renforce. La vulgarisation est donc un pilier central de la réussite de cette réforme », a-t-elle ajouté.
Dans cette perspective, la conseillère municipale appelle à une mobilisation collective autour de la réforme foncière. Gouvernement, autorités locales et société civile sont, selon elle, appelés à jouer un rôle actif dans la sensibilisation et l’appropriation de cette loi par les populations.
« La réforme foncière doit être un projet national partagé. Elle ne doit pas rester dans les textes, mais descendre sur le terrain, au contact direct des populations », a conclu Me Alexandre Tshiama Mamba.
Freddy Millions Mbwebwe