Kasaï Central | Le PNUD finance un projet ambitieux contre l’impunité des violences électorales, exécuté par FMMDI et porté par Nathalie Kambala

Les violences électorales restent une réalité préoccupante au Kasaï Central, où les scrutins de 2018 et 2023 ont été illustrés par les agressions de candidats, des destructions de bureaux de vote et des tensions communautaires.

Face à cette situation, l’ONG Femme Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), avec l’appui du PNUD et de l’Union Européenne, lance un projet visant à combattre l’impunité des violences électorales et à renforcer l’État de droit dans cette province.

 

Le Kasaï Central, longtemps bastion de l’opposition, a été le théâtre de violences électorales récurrentes, notamment en 2016-2018 lors du conflit Kamuina Nsapu et en 2023 en marge des élections générales. En juillet dernier, l’arrivée d’un député national et candidat à la présidentielle a déclenché des affrontements à Kananga : pneus brûlés, jets de pierres et interdiction de meeting.

D’après Nathalie Kambala Luse, directrice générale de FMMDI, certaines formes de violences sont conjoncturelles, tandis que d’autres sont récurrentes et directement liées aux cycles électoraux. L’absence de sanctions à l’encontre des auteurs de ces actes favorise leur répétition.

L’initiative financée par le PNUD et l’Union Européenne vise à :

– Appuyer les enquêtes de la police et du parquet sur les violences électorales

– Fournir une assistance judiciaire aux victimes

– Faciliter le jugement des dossiers en organisant des audiences foraines dans les zones reculées

Le projet repose sur plusieurs activités clés :

– Formation de 30 avocats pour l’assistance judiciaire des victimes

– Enquêtes et constitution des dossiers de partie civile

– Appui matériel à la police, aux parquets et tribunaux

– Sensibilisation de 450 personnes sur la lutte contre l’impunité des violences électorales

– Prise en charge psychosociale des victimes

– Formation des policiers et magistrats aux techniques spécifiques d’investigation

Les porteurs du projet espèrent :

– Un renforcement de l’État de droit : policiers, magistrats et avocats seront mieux outillés pour traiter et juger les violences électorales

– Une prise de conscience collective : la communauté sera plus sensibilisée à l’impact de ces violences

– Des sanctions effectives contre les auteurs et des indemnisations pour les victimes

FREDDY MILLIONS MBWEBWE

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