Félix Tshisekedi à Windhoek : « Le M23 est un groupe terroriste au service du Rwanda »

De passage en Namibie pour l’investiture de son homologue, Félix Tshisekedi a redit, vendredi, sa ligne dure face au M23. Pour le président congolais, ce mouvement rebelle n’est qu’un “supplétif” de Kigali dans l’Est de la RDC, un “groupe terroriste” qui “détruit plus qu’il ne construit”.

Depuis Windhoek, le Président Tshisekedi a plaidé pour la stabilité du continent :

“Sans la paix, il nous sera impossible de construire l’Afrique.”

Un message clair alors que la région des Grands Lacs reste minée par les violences armées.

Pour Kinshasa, inutile d’attendre du M23 un geste en faveur d’un règlement politique. Son absence à la dernière réunion de Luanda ? Rien de surprenant, selon le chef de l’État, qui voit en lui un simple “pantin du Rwanda”. D’où l’option d’un dialogue direct avec Kigali.

Depuis trois décennies, la guerre se nourrit de l’héritage du génocide de 1994 au Rwanda.

“Le régime rwandais a voulu poursuivre les génocidaires hutus dans une véritable chasse à l’homme, puis il vient aujourd’hui piller nos minerais critiques”, accuse Tshisekedi. Résultat : une région au bord de l’implosion.

Et demain ?

“Dans cinquante ans, la région des Grands Lacs comptera un milliard d’âmes”, prévient le président congolais.

“Je redoute de nouveaux massacres si rien n’est fait.”

Dans une autre sortie médiatique, cette fois sur Fox News, Félix Tshisekedi a abordé le dossier stratégique des minerais congolais. Objectif : éviter un “bradage” des ressources et imposer des partenariats “gagnant-gagnant”.

Les discussions avec Washington ont été amorcées dès 2019, interrompues par la pandémie, puis relancées sous Biden. Et maintenant, avec le retour en force de Donald Trump ?

“Elles reprennent de plus belle”, a confié Tshisekedi.

Mais pas question de voir la RDC réduite à un simple fournisseur de matières premières.

“La transformation devra se faire ici. Plutôt que d’acheter les produits volés chez nous à d’autres, il faut investir chez nous”, a-t-il insisté.

LUKEKA KALUME 

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