
Le Programme élargi de vaccination (PEV) a présenté un bilan encourageant de ses activités menées entre janvier et juin 2026 en République démocratique du Congo.
Réunis à Kinshasa du 8 au 10 juillet pour une revue à mi-parcours, les responsables du programme et leurs partenaires ont salué une amélioration de la couverture vaccinale, tout en appelant à maintenir les efforts en faveur des enfants encore privés de vaccination.
« La tendance est positive, mais le travail est loin d’être terminé », a déclaré le directeur du PEV, le Dr Audrey Mulumba.
Selon le responsable du programme, les indicateurs enregistrés au cours des six premiers mois montrent une évolution favorable, notamment dans la prise en charge des « enfants zéro dose », ces enfants qui n’ont encore reçu aucun vaccin. Il a toutefois rappelé qu’il s’agit d’une évaluation intermédiaire et que les résultats définitifs dépendront des performances du second semestre.
« Chaque enfant vacciné est une vie mieux protégée », a-t-il souligné.
Le Dr Audrey Mulumba a lancé un appel aux parents afin qu’ils respectent le calendrier vaccinal de leurs enfants. Il a rappelé que la vaccination reste l’un des moyens les plus efficaces de prévenir des maladies évitables, de réduire la mortalité infantile et de renforcer la santé publique. « Vacciner un enfant, c’est lui offrir une chance de grandir en bonne santé », a insisté le directeur du PEV.
Malgré ces avancées, le programme reconnaît avoir été confronté à des contraintes financières, notamment des retards dans la mobilisation des fonds nécessaires à certaines campagnes de vaccination. Le PEV bénéficie de l’appui du Gouvernement congolais et de ses partenaires, dont Gavi, l’Alliance du Vaccin, pour assurer la continuité des interventions sur l’ensemble du territoire.
Au cours des derniers mois, la RDC a multiplié les campagnes de vaccination de routine et de rattrapage afin d’atteindre les enfants vivant dans des zones difficiles d’accès. Cette stratégie s’inscrit dans les objectifs nationaux et internationaux visant à renforcer l’immunisation et à éliminer progressivement les maladies évitables par la vaccination. Les acteurs du secteur de la santé entendent intensifier les interventions au second semestre 2026 afin de consolider les acquis et d’améliorer davantage la couverture vaccinale à travers le pays.
Anastasie Mimbolo