Tshikapa | Face à la montée de la violence, la population dénonce l’inaction des autorités

La ville de Tshikapa, chef-lieu de la province du Kasaï, est de nouveau en proie à une insécurité galopante après une courte période d’accalmie. Depuis juillet dernier, la population urbaine vit dans la peur constante, confrontée à des actes de violence qui ne cessent de se multiplier.

Des individus armés, vêtus d’uniformes rappelant ceux de la police et des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), s’introduisent régulièrement dans les foyers des habitants, profitant du manque de réaction des autorités provinciales et de leurs services de sécurité.

Les cas d’agression se multiplient, les plus récents étant survenus le 29 août 2024 dans la commune de Kanzala, au quartier Biantondi. Un homme d’environ 70 ans, pasteur de profession, a été poignardé et sa fille blessée par balle par des hommes armés non identifiés. Le même soir, dans le quartier Kompundu, Madame Thérèse Bapanga, une veuve de 50 ans, a vu sa maison envahie par des brigands à 1 heure du matin. Ses trois filles, âgées de 12, 15 et 18 ans, ont été violées, et elle-même poignardée dans le dos. Les victimes, hospitalisées, ont réussi à identifier deux des assaillants comme étant des soldats. La plus jeune des filles est actuellement dans un état critique.

Quelques jours auparavant, le 26 août 2024, un cambiste du nom de Mathieu a été attaqué à son domicile situé sur l’avenue Kombo, dans le quartier Dibumba. Aux alentours de 2 heures du matin, des hommes armés ont fait irruption chez lui, blessant son épouse par balle. Une somme d’argent conséquente a également été volée lors de cette attaque.

Face à cette vague de violence, la population, terriblement affectée, dénonce le silence des autorités locales, qu’elle qualifie de coupable. Aucune mesure concrète n’a encore été prise pour rétablir la sécurité. Les habitants réclament une intervention urgente du gouvernement provincial, de la police et des FARDC pour mettre fin à ces exactions, arrêter les criminels et restaurer la confiance de la population envers les institutions censées les protéger.

Franck Tshilomba

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