UNIKIN-Formation littéraire | Invité par le Cercle des hommes de lettres, l’écrivain Christian Gombo dévoile les secrets de l’écriture

Une cinquantaine d’étudiants et passionnés de littérature ont assisté à une formation inédite, ce samedi 28 septembre, dans le local 11 de la faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Kinshasa (UNIKIN).

Cette initiative, lancée par Séraphin Mikobi, étudiant et coordonnateur du Cercle des hommes des lettres, a permis aux participants de découvrir les secrets de la rédaction littéraire grâce à l’intervention de l’écrivain congolais Christian Gombo.

Sous le haut patronage du Doyen de la faculté, représenté par Mme Babongisila Philomène, vice-doyenne chargée de la recherche, l’événement avait pour thème : « Maîtriser la rédaction des œuvres littéraires ». Christian Gombo a captivé l’audience en expliquant ce qu’il faut pour devenir un bon écrivain. Il a insisté sur des qualités comme la créativité, la capacité à transmettre des émotions et à laisser un héritage à travers ses écrits.

L’auteur a détaillé les différents genres littéraires, en commençant par le genre narratif, qui inclut les romans, nouvelles et contes. Il a ensuite évoqué la fable, qui allie divertissement et morale, en mettant en scène des animaux ou objets personnifiés. Le genre dramatique, avec son exigence d’un metteur en scène pour organiser la pièce, a également été abordé, ainsi que le genre poétique, que l’écrivain considère comme le plus utilisé en RDC. Selon lui, un poète peut dire en une phrase ce que d’autres expriment en plusieurs mots. Enfin, il a parlé du genre épistolaire, avec les lettres.

 

 

L’auteur de « Maudit soit-il » a aussi souligné l’importance d’une culture générale solide et rappelé que la littérature est avant tout une fiction. Il a présenté les différents acteurs impliqués dans la chaîne du livre, à part l’auteur : agents littéraires, éditeurs, et coopérants, tout en citant des grands noms de la littérature congolaise.

Lors d’une session de questions-réponses, l’écrivain a partagé son avis sur l’intelligence artificielle, la jugeant neutre et bénéfique selon l’usage qu’on en fait. Il a encouragé les écrivains à s’adapter aux nouvelles technologies. Sur la question des maisons d’édition, il a précisé que chaque maison a sa ligne éditoriale, certaines se spécialisant dans les œuvres féminines, d’autres dans celles pour enfants.

De son côté, Mme la Professeure Philomène Babongisila, vice-doyenne chargée de la recherche à la faculté des lettres, a mis un accent particulier sur le rôle crucial que joue la littérature dans la société congolaise. Selon elle, la littérature ne se limite pas à l’art d’écrire ou de raconter des histoires, mais elle constitue un véritable outil de transformation sociale. En effet, les écrivains ont la capacité unique d’utiliser la fiction pour aborder des sujets sensibles, dénoncer des injustices, ou encore critiquer les maux qui gangrènent le pays, tels que la corruption, la pauvreté ou les abus de pouvoir.

Séraphin Mikobi, à l’origine de cette activité, a exprimé sa satisfaction quant au succès de l’événement et promis d’organiser d’autres sessions similaires. La journée s’est terminée par la remise de diplômes de mérite à Christian Gombo et à Mme Babongisila, ainsi que des brevets de participation à tous les participants, marquant ainsi la fin d’une journée riche en enseignements.

Placide LUKEKA

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