
La République Démocratique du Congo (RDC) s’exprime avec force sur la scène internationale concernant les violences qui frappent l’Est du pays. Lors de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme de l’ONU à New York, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a appelé la communauté internationale à renforcer les sanctions contre l’armée rwandaise et le mouvement rebelle M23-AFC, tous deux accusés de graves exactions contre les populations civiles, en particulier les femmes et les jeunes filles.
Dans son discours, Suminwa a dénoncé les violences systématiques subies par les femmes dans l’Est de la RDC, affirmant qu’elles sont devenues des cibles directes dans un conflit qui perdure depuis des années. Elle a souligné que, depuis l’agression attribuée au Rwanda et au M23-AFC, les femmes et les jeunes filles des provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri vivent des viols, des déplacements forcés, et font face à une grave crise humanitaire.
Des organisations internationales corroborent cette situation alarmante. Les rapports sur les droits humains révèlent que les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre dans l’Est de la RDC, dans un climat d’impunité qui laisse de nombreuses victimes sans justice ni assistance adéquate.
Face à cette tragédie, la Première ministre a appelé la communauté internationale à passer des discours aux actions concrètes, en mettant en place des sanctions ciblées et des mécanismes judiciaires pour punir les responsables. Elle a également rappelé que le gouvernement congolais est engagé dans des réformes juridiques visant à renforcer les droits des femmes et l’égalité des sexes.
Cet appel intervient dans un contexte diplomatique où certaines puissances, comme les États-Unis, ont déjà commencé à imposer des sanctions contre des responsables de l’armée rwandaise accusés de soutenir le M23, un groupe armé actif dans l’Est de la RDC.
Dan Banze Lwaba