« Faire de l’assurance un produit de masse, accessible à tous les Congolais » : le DG de l’ARCA veut transformer le marché

Dix ans après l’adoption du Code des assurances, l’heure était au bilan, mercredi, au Centre culturel de Kinshasa. L’Autorité de Régulation et de Contrôle des Assurances (ARCA) célébrait une décennie de régulation, de réformes et de croissance.

Devant un parterre de décideurs, le directeur général Alain Kaninda Ngalula a salué la dynamique du Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, qui impulse une nouvelle ère pour le marché des assurances en RDC.

En 2015, le secteur des assurances congolais pesait à peine 60 millions de dollars. Dix ans plus tard, il avoisine les 350 millions. Une croissance spectaculaire portée par la libéralisation du marché, qui compte désormais 20 sociétés d’assurances, 2 banques-assureurs et 27 sociétés de courtage.

« Il faut faire de l’assurance un produit de masse, accessible à tous les Congolais », martèle Kaninda.

L’ARCA revendique une mission claire : protéger assureurs et assurés, renforcer la solidité financière des compagnies et s’assurer que chacun puisse honorer ses engagements. Dans cette optique, elle s’appuie sur plusieurs partenaires stratégiques, de la Banque centrale du Congo (BCC) à la DGDA en passant par la SENAREF et le Programme national de développement agricole (PNDA).

Si le Code des assurances a marqué une étape décisive, le patron de l’ARCA insiste sur la nécessité de mieux encadrer certains produits obligatoires.

« Certains assureurs seront appelés à travailler en synergie pour profiter de crédits ensemble », annonce-t-il, laissant entrevoir une restructuration du secteur.

L’agriculture et l’inclusion financière figurent aussi parmi les priorités.

Présent aux côtés de sa vice-ministre O’Neige N’Sele et des grands acteurs du secteur, Doudou Fwamba Likunde a souligné l’impact des assurances sur l’économie nationale. L’enjeu ? Étendre la couverture à tous, dans un pays où la culture de l’assurance reste faible. La route est encore longue, mais les ambitions sont affichées : élargir l’offre, renforcer la confiance et solidifier un secteur qui veut peser plus lourd dans le financement de l’économie congolaise.

 

ESPÉRANT DANIEL KAMBULU

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