
Le débat sur l’avenir de l’industrie minière congolaise a quitté l’hémicycle pour s’installer dans les amphithéâtres universitaires.
Devant les étudiants de l’Université Kongo, à Mbanza-Ngungu, au Kongo-Central, le Député National Thierry Mulumba Mpandanjila a tenu le mercredi 21 janvier, un exposé en relation avec sa proposition de Loi sur la « transformation locale et le développement des chaînes de valeur des substances minérales », déposée à l’Assemblée nationale le 29 octobre 2025.

La rencontre, à laquelle ont pris part le Recteur de l’Université, plusieurs Professeurs et chercheurs, ainsi que des étudiants venus nombreux, est une conférence universitaire qui s’inscrit dans une tournée académique initiée par le Parlementaire depuis novembre 2025.
Au cœur de la proposition de loi, dénommée LOI MPANDANJILA, un constat largement partagé : la RDC demeure un géant géologique qui se limite à l’extraction et à l’exportation des minerais bruts, mais reste marginale dans la création de valeur ajoutée.
« La RDC est aujourd’hui le troisième producteur mondial de cuivre et détient environ 10 % des réserves connues. Elle est également le premier producteur mondial de cobalt, assurant plus de 70 % de la production globale et disposant de près de 50 % des réserves mondiales. Ce potentiel confère à la RDC un rôle stratégique dans l’économie mondiale. Toutefois, la prédominance d’un modèle centré sur l’extraction et l’exportation de minerais bruts réduit la capacité du pays à profiter directement des bénéfices économiques liés à l’industrialisation. Et en l’absence d’une transformation locale structurée, cette richesse ne se traduit pas en croissance durable, en développement industriel ni en création d’emplois à la hauteur des attentes nationales », a expliqué Thierry Mulumba devant l’assistance.
Ce samedi 24 janvier, à Kinshasa, le Député National Thierry Mulumba Mpandanjila s’est retrouvé devant le corps professoral et les étudiants de l’Université de Kinshasa. Dans chaque Alma Mater, les échanges ont porté sur les conditions nécessaires à une transformation locale effective : approvisionnement des minerais, capacités industrielles, besoins énergétiques, infrastructures nécessaires, compétences locales et main-d’œuvre qualifiée, bonne gouvernance, innovation technologique et recherche. D’où la nécessité pour la RDC de développer une diplomatie adaptée.



Au cours de ces conférences, l’Honorable Thierry Mulumba a annoncé le lancement prochain, dès la semaine prochaine, d’un concours interuniversitaire qui mettra en compétition plusieurs universités de la RDC.
Les étudiants, encadrés par leurs professeurs, seront invités à faire des projections sur l’opérationnalisation de la loi MPANDANJILA, tout en formulant et en se mettant dans la peau de décideurs publics, des projets de développement de l’industrie minière en RDC. Les meilleures contributions seront transmises aux institutions nationales concernées.


Que ce soit à Kinshasa ou à Mbanza-Ngungu, son message est resté identique : la vraie richesse ne réside pas seulement dans la possession des ressources minérales, mais dans leur transformation locale et l’industrialisation, afin que les ressources profitent réellement au peuple congolais.
WILLY ULENGU