Côte d’Ivoire – Commémoration | 115 ans après, Bouaké se souvient du massacre du 4 juillet 1910

Il y a exactement 115 ans, un drame sanglant marquait à jamais l’histoire de la Côte d’Ivoire. Le 4 juillet 1910, la ville de Bouaké fut le théâtre d’un massacre perpétré par les autorités coloniales françaises, lors d’une répression violente contre des villageois protestant contre les abus de l’administration coloniale.

Fatiguée des exactions, la population locale s’était mobilisée pour réclamer ses droits. En réponse, l’administration coloniale déploya des troupes. Des centaines de manifestants, pour la plupart désarmés, furent abattus dans une scène de violence inouïe. Les chiffres précis varient, mais les pertes humaines sont lourdes. Familles brisées, silence imposé, mémoire meurtrie.

Plus d’un siècle plus tard, la mémoire de cette tragédie reste vivace. Chaque 4 juillet, des cérémonies commémoratives rassemblent descendants, historiens, responsables locaux et citoyens pour honorer les victimes et rappeler l’importance du devoir de mémoire.

Ce massacre demeure l’un des symboles les plus sombres de la répression coloniale en Afrique de l’Ouest. Il interpelle encore sur la nécessité de justice historique, mais aussi sur les valeurs de paix, de souveraineté et de dignité pour lesquelles tant de peuples se sont levés.

Bouaké n’oublie pas. Et avec elle, toute l’Afrique rend hommage à ceux qui ont payé de leur vie l’aspiration à la liberté.

DAN BANZE

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