
L’épidémie de choléra continue de s’étendre en République démocratique du Congo, avec plus de 35 000 cas recensés depuis le début de l’année, dont plus de 2 000 dans la capitale, Kinshasa, selon les chiffres officiels communiqués ce 14 juillet.
Lors d’un briefing conjoint à Kinshasa, les ministres de la Santé, Roger Kamba, et de la Communication, Patrick Muyaya, ont dressé un état des lieux préoccupant. À ce jour, 2 085 cas ont été identifiés dans la seule capitale, signe d’une intensification de la propagation du virus.
Face à cette situation, le ministre Roger Kamba a rappelé les gestes de prévention essentiels : se laver régulièrement les mains, ne consommer que de l’eau bouillie ou traitée, éviter l’automédication et se rendre immédiatement dans un centre de santé en cas de diarrhée ou de vomissements.
« 80 % des décès surviennent en dehors des structures sanitaires, car les malades arrivent trop tard », a-t-il alerté.
Le ministre a annoncé l’arrivée de 20 tonnes de matériel médical destiné à la prise en charge gratuite des malades. D’autres livraisons sont en cours, a-t-il précisé, assurant que le traitement du choléra est désormais entièrement pris en charge par l’État.
« Dès les premiers signes, il ne faut pas hésiter. Tous les soins sont disponibles et gratuits dans les centres de traitement », a-t-il insisté.
Présente dans plusieurs provinces, l’épidémie a pris une ampleur nationale. En toile de fond, le manque d’accès à l’eau potable, l’insalubrité et les déplacements de populations favorisent la propagation du choléra. Le gouvernement promet une intensification des campagnes de sensibilisation, notamment dans les zones les plus touchées.
Alors que le spectre d’une crise sanitaire majeure plane sur le pays, les autorités en appellent à la responsabilité collective pour contenir l’épidémie. Une mobilisation urgente est attendue, tant au niveau communautaire qu’institutionnel.