Kinshasa | Le Ministre des Infrastructures John Banza Lunda déploie une mission d’urgence pour sauver Ngomba Kikusa de l’érosion

Après six années d’abandon, le site érosif de Ngomba Kikusa, dans l’ouest de la capitale congolaise, a enfin attiré l’attention des autorités. Le 10 novembre, le ministre des Infrastructures et Travaux Publics, John Banza Lunda, a dépêché une mission d’urgence pour évaluer la gravité des dégâts et proposer un plan de stabilisation.

Menacées par sept têtes d’érosion actives, huit avenues — dont Marine, Maluti, Sonabata, Kipemba, Kimayala, Lutondo et Bikela 1 & 2 — risquent de disparaître sous les crevasses, profondes parfois de quarante mètres. La situation, devenue critique début novembre, laissait planer le risque d’un drame humain si rien n’était entrepris.

Alerté par les autorités locales, le ministre Banza Lunda a réagi dans l’urgence, envoyant sur place une équipe mixte composée de techniciens de son cabinet et de l’Agence Congolaise des Grands Travaux (ACGT). Leur mission : évaluer, cartographier et sécuriser.

Selon Kevin Babaka Lelo, directeur des projets à l’ACGT, la mission a permis de “définir les paramètres techniques du site et d’estimer les coûts des travaux prioritaires”. L’agence assure disposer d’une expertise suffisante, notamment après son expérience sur le site érosif de Nzulama.

En parallèle, une évaluation sociale a été engagée pour identifier les ménages à relocaliser, alors que les études géotechniques, hydrologiques et hydrauliques doivent déterminer les meilleures options d’aménagement.

Sur le terrain, la réaction du ministre a été saluée. Le vice-président de l’Assemblée provinciale du Kasaï, Gédéon Mataba Kambambangu, ainsi que le vice-bourgmestre de Ngaliema, Jules Kabwanga, ont salué un “retour de l’État dans une zone longtemps oubliée” et remercié le président Félix Tshisekedi pour “sa politique de proximité et d’action directe”.

Pour les habitants de Ngomba Kikusa, longtemps livrés à eux-mêmes, cette intervention marque le premier signe concret de redressement. En moins de trois mois de fonction, John Banza Lunda s’impose comme un ministre de terrain, traduisant la volonté présidentielle de reconnecter l’action publique aux réalités locales.

ESPÉRANT DANIEL KAMBULU 

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