
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté a annoncé une réforme majeure : à partir de la session 2026, tous les élèves finalistes du secondaire devront passer une épreuve orale d’anglais, au même titre que celle du français. Une mesure qui vise à renforcer la compétitivité des jeunes Congolais dans un monde de plus en plus globalisé.
Dans une instruction officielle datée de novembre 2025, l’Inspecteur général de l’enseignement, au nom du ministère, a demandé aux Inspecteurs principaux provinciaux de mettre en œuvre les dispositions pratiques nécessaires pour l’organisation de cette nouvelle épreuve.
Dès l’année scolaire 2025-2026, toutes les options des humanités seront concernées, aussi bien dans les écoles publiques que conventionnées.
Selon le document, les jurys d’anglais seront constitués sur le même modèle que ceux de l’oral de français, avec la même pondération de points et le même calendrier d’examen. Les résultats seront présentés dans le format officiel « E80 », déjà utilisé pour les autres matières orales.


Cette décision s’inscrit dans la droite ligne de la Loi-cadre n°14/004 du 11 février 2014, qui vise à former des élites capables de contribuer au développement harmonieux et durable du pays. Le ministère estime que la maîtrise de l’anglais, désormais langue dominante dans les affaires, la recherche scientifique et les technologies, est devenue incontournable pour l’avenir des apprenants congolais.
« La langue anglaise prend de plus en plus de l’ampleur dans les domaines des affaires, de la science et de la technologie. Sa maîtrise permettra à nos apprenants d’être plus compétitifs », indique l’instruction ministérielle.
La réforme marque une étape symbolique dans la modernisation du système éducatif congolais. Elle reflète également une volonté politique de rapprocher la RDC des standards régionaux et internationaux, dans un contexte où la langue anglaise s’impose progressivement comme un levier de mobilité académique et professionnelle, notamment dans la SADC et au sein de l’Union africaine.
Les prochaines semaines seront décisives pour les directions provinciales et les écoles, appelées à préparer les enseignants, adapter les programmes et constituer les jurys avant le lancement effectif des examens oraux en 2026.
CHRISTIVIE MBULI ZOLA