
L’Inspection générale des finances (IGF) a réaffirmé, le 14 novembre, son rôle central dans la transparence et la discipline budgétaire en réunissant les trois principales régies financières du pays, la DGDA, la DGI et la DGRAD, pour une réunion stratégique axée sur la mobilisation accrue des recettes publiques.
Au cœur des échanges : la lutte contre les fuites financières et la persistance de pratiques de corruption dans certains segments de la chaîne de collecte. Sous sa nouvelle direction, l’IGF a présenté un programme d’actions destiné à corriger les failles structurelles qui minent encore la gouvernance financière. Ce dispositif vise notamment à renforcer les contrôles, clarifier les responsabilités et garantir une utilisation plus rigoureuse des fonds publics.
L’objectif affiché est clair : améliorer la capacité de l’État à financer lui-même ses politiques publiques et réduire sa dépendance aux appuis extérieurs. Cette orientation, présentée comme une étape décisive vers l’autonomie budgétaire, s’inscrit dans un contexte où la confiance des citoyens reste conditionnée à une gestion exemplaire des ressources nationales.
Pour les autorités financières, ce recentrage constitue une opportunité de consolider les mécanismes de collecte et d’assurer que chaque franc mobilisé serve effectivement les priorités nationales. Une démarche qui, si elle est appliquée avec constance, pourrait marquer un tournant dans la gouvernance économique congolaise.
Dan Banze Lwaba