
La République démocratique du Congo et le Royaume-Uni ont engagé des concertations diplomatiques en vue de définir une approche commune sur la question du retour des ressortissants congolais en situation irrégulière sur le sol britannique, a annoncé le gouvernement le 30 décembre.
Selon les autorités, ces échanges font suite à l’information officielle, transmise par les canaux diplomatiques, de mesures envisagées par Londres, notamment l’introduction de restrictions de visas visant certains détenteurs de passeports spéciaux congolais. Une évolution qui a conduit les deux États à privilégier le dialogue afin d’éviter toute décision unilatérale aux conséquences sensibles.
Dans un communiqué, la RDC réaffirme son attachement à une gestion concertée des questions migratoires, fondée sur le respect de la souveraineté des États, des droits humains et des législations en vigueur dans les deux pays. Une position qui s’inscrit dans un contexte international marqué par un durcissement progressif des politiques migratoires en Europe.
Des échanges techniques et stratégiques sont actuellement en cours entre les experts du ministère congolais des Affaires étrangères, de la Direction générale de migration (DGM) et du Home Office britannique. L’objectif est d’examiner de manière continue la situation des Congolais en séjour irrégulier au Royaume-Uni et d’identifier des solutions durables, efficaces et mutuellement acceptables.
Les discussions portent notamment sur les mécanismes d’identification préalable des personnes concernées. Le gouvernement insiste sur le fait qu’aucune procédure de retour ou d’expulsion ne peut être engagée en cas de doute sur l’identité des ressortissants visés, et que toute démarche doit se conformer strictement aux principes des droits humains.
Les autorités se disent confiantes quant à l’issue de ces concertations, appelées à renforcer la coopération migratoire entre Kinshasa et Londres, dans un climat de respect mutuel. À terme, ces échanges pourraient contribuer à préserver la solidité des relations bilatérales entre les deux pays, tout en encadrant une question migratoire politiquement sensible.
ANGE ALOKI