
Dans la nuit du dimanche au lundi, la commune de Lubero a été secouée par des attaques meurtrières menées par les rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF), entraînant des déplacements massifs de la population vers la ville de Butembo, située à environ 30 kilomètres.
Selon des sources locales, ces attaques ont coûté la vie à une dizaine de civils, laissant la communauté sous le choc et dans l’incertitude.
Le bilan des victimes reste provisoire. Les autorités locales, en collaboration avec les forces armées congolaises et ougandaises déployées dans la région, travaillent activement pour établir un rapport complet sur les événements tragiques survenus.
« Nous attendons les autres données de l’équipe sécuritaire pour avoir un bilan global », a déclaré un responsable local.
En parallèle, la situation humanitaire se détériore. Cinq structures sanitaires, dont les centres de santé de Mausa, Pombi, Mandelya, Musenge, ainsi que le centre de santé de référence de Masoya, ont fermé leurs portes en raison de l’insécurité persistante. Ce dernier, chef-lieu du groupement Mwenye, est resté inopérant depuis environ une semaine, exacerbant les défis d’accès aux soins pour la population.
Les fermetures de ces établissements de santé aggravent une situation déjà précaire, alors que les habitants de la région sont confrontés à des menaces constantes. Les attaques des ADF, qui se multiplient, soulèvent des inquiétudes croissantes quant à la sécurité et à la protection des civils.
La communauté internationale est appelée à prêter attention à cette crise humanitaire, alors que les habitants de Lubero cherchent désespérément la sécurité et l’assistance. Pendant ce temps, les forces de sécurité poursuivent leurs efforts pour restaurer l’ordre et assurer la protection des civils.
Willy Ulengu Samuanda