
La Commission provinciale vérité, justice et réconciliation (CPVJR), appuyée par le Bureau Conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH), a organisé ce mercredi 11 mars 2026 à Kananga, une réunion d’information et de communication avec les acteurs non étatiques ainsi que les représentants des structures de victimes sur l’édit portant extension de son mandat.
L’activité organisée dans la salle de l’hôtel Monde Arabe 1 s’inscrit dans le cadre du projet Promotion de la justice transitionnelle pour la consolidation de la paix dans les provinces du Kasaï et du kasai central ( PROJUST) exécuté par le BCNUDH,le PNUD et l’UNHCR avec le financement du Fonds des Nations unies pour la consolidation de la Paix (PBF).
Cette rencontre avait pour objectif de vulgariser auprès de la population à travers les membres de la société civile du Kasaï Central,l’édit portant prolongation du mandat de la CPVJR et de solliciter leur accompagnement dans la réalisation de ses missions.



À l’occasion, ces acteurs ont été également sensibilisés à s’approprier le plaidoyer de cet organe en vue de l’aider à relever divers défis notamment l’octroi des moyens nécessaires pour cette phase opérationnelle auprès du gouvernement provincial et Central.
Pour rappel, la CPVJR a été mise en place en 2021 par un édit provincial portant création, organisation et fonctionnement de la commission, avec un mandat initial de trois ans.
Sa mission principale est de rechercher la vérité sur les atrocités commises entre 2016 et 2017 lors du conflit ayant opposé les forces de défense et de sécurité aux miliciens Kamwina Nsapu, et d’accompagner les victimes vers la réparation et le soulagement. La commission s’inscrit dans le cadre d’une expérience pilote de justice transitionnelle dans la province du Kasaï-Central.


Selon Mme Elysée Lusamba, Commissaire rapporteure adjointe de la CPVJR, la justice transitionnelle étant une matière nouvelle dans la province, les premières années ont été consacrées à la rédaction de documents de base entre autres, le manuel de procédure, le règlement intérieur, et d’autres documents définissant le fonctionnement des cinq sous-commissions de la commission.
C’est dans ce sens que la commission a sollicité la prolongation de son mandat auprès du législateur, qui, à son tour lui a accordé un autre mandat de trois ans, qui a permis à la CPVJR d’entrer dans sa phase opérationnelle.
Mme Lusamba a également appelé les acteurs de la société civile à contribuer à la recherche de la vérité, notamment en aidant à identifier les véritables victimes et à faciliter la conduite d’enquêtes crédibles et non contestables.

De son côté, Mme Aimerence Songa, secrétaire exécutive du Centre Ba Mamu Tubulukayi et membre de la société civile, estime que la CPVJR constitue une opportunité importante pour la province, soulignant la nécessité de mobiliser des moyens pour permettre à la commission de fonctionner efficacement. Elle a invité la société civile à mener un plaidoyer auprès des autorités provinciales afin de soutenir la CPVJR dans l’accomplissement de ses missions.
ANASTASIE MIMBOLO