
La situation dans la ville de Goma inquiète au plus haut niveau de l’État. À en croire la porte-parole du Président de la République, Son Excellence Félix Tshisekedi vient de réunir ce lundi 27 janvier les principaux responsables des institutions du pays à la cité de l’Union Africaine. Devraient être présent, les présidents des deux chambres du parlement, Vital Kamerhe (Assemblée Nationale) et Sama Lukonde (Sénat), la Première ministre Judith Suminwa, ainsi que des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature.
Cette rencontre intervient alors que la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, est sous la menace directe de l’armée rwandaise, dont l’occupation perpétuelle et rapide inquiète. Ces dernières semaines, des localités sont tombées les unes après les autres, et le Gouverneur-militaire Peter Cirimwami a même été exécuté en pleine bataille il y a trois jours.
La tension est montée également sur les réseaux sociaux depuis hier soir, où circulent jusqu’à présent des rumeurs non officiellement confirmées sur la prise totale de Goma. Face à cette désinformation, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, est intervenu pour rassurer la population :
« Le Gouvernement continue de travailler pour éviter le carnage et les pertes en vies humaines face aux intentions manifestes du Rwanda », a-t-il déclaré, appelant au calme et à la vigilance.
Muhindo Nzangi Butondo, notable du Nord-Kivu et Ministre du Développement rural, a quant à lui été plus direct :
« Si la communauté internationale n’intervient pas pour arrêter la guerre à Goma, les FARDC et la population entreront jusqu’au Rwanda. »
Il a également accusé Kigali de continuer ses offensives en plein cœur de la ville, malgré les efforts de Kinshasa pour éviter un bain de sang.
De son côté, Christian Bosembe, président du CSAC, avait, de son côté, salué le courage des FARDC tout en dénonçant une « guerre parallèle » menée sur le terrain de la désinformation.
« Certaines mauvaises langues propagent des vidéos montrant des victoires des terroristes, alors que ces derniers reculent », a-t-il affirmé, appelant médias et citoyens à la responsabilité.
Pendant ce temps, les habitants de Goma vivent dans l’angoisse, mais gardent confiance dans le gouvernement et le Président de la République espérant une réponse rapide et efficace du gouvernement.
LUKEKA KALUME