
Une décennie après son entrée en vigueur, le code des assurances en RDC a profondément transformé le secteur. Entre libéralisation du marché, création d’emplois et nouveaux défis, les acteurs du domaine se sont réunis au Centre culturel de Kinshasa pour marquer l’événement.
Le gratin du monde des assurances s’est donné rendez-vous ce mardi à Kinshasa. Au premier rang, le ministre des Finances Doudou Fwamba Likunde et sa vice-ministre O’Neige N’Sele, témoins d’une cérémonie qui sonne comme un bilan. Dix ans après l’adoption du code des assurances, quel impact sur l’économie nationale ? Quels défis pour l’avenir ?

Pour comprendre l’évolution du secteur, il faut remonter à ses fondations. Un homme en connaît chaque rouage : le professeur émérite Gérard Bakanda Mukuin Leliel, dernier survivant du premier conseil d’administration de la Société nationale d’assurances (SONAS) en 1966. À lui revient l’honneur de retracer l’histoire du secteur, depuis les premières régulations post-indépendance jusqu’à l’ouverture du marché à la concurrence. Une évolution qui, selon lui, a marqué un tournant décisif pour l’économie congolaise.

Vincent Mwepu, Président de l’Association des Sociétés d’Assurances du Congo (ASAR), partage le même constat :
« La libéralisation du secteur a favorisé la création d’emplois pour les Congolais, optimisé le prélèvement et le placement des capitaux au profit de l’État, et rendu les produits d’assurance plus accessibles ».
Car si l’ouverture du marché a mis fin au monopole de la SONAS, elle a aussi révélé la nécessité d’un encadrement plus strict. La régulation, la lutte contre la fraude et la sensibilisation du public restent des chantiers majeurs pour l’avenir du secteur.

Au fil des interventions, une question reste en suspens : comment renforcer la confiance des Congolais dans un système d’assurance encore perçu comme opaque ? Les dix prochaines années devront répondre à ce défi.
En attendant, l’heure était à la célébration. Alain Malata Kafunda, maître de cérémonie, l’a rappelé en ouverture : ce rendez-vous est avant tout un moment de reconnaissance pour un secteur en pleine mutation.
ESPÉRANT DANIEL KAMBULU