
La fédération Kasaï 3 de l’UDPS a balayé d’un revers de main les accusations portées contre Crispin Mukendi. Dans sa ligne de mire : Donat Muamba, ancien président de la fédération, accusé de manipulations et de règlements de comptes.
Un coup de théâtre politique secoue le Kasaï. En cause, une charge virulente de Donat Muamba contre la gestion du gouverneur Crispin Mukendi, qualifiée de « calamiteuse ». Mais pour Jacques Bakajika, président fédéral de l’UDPS Kasaï 3 et loyaliste du secrétaire général Augustin Kabuya, ces attaques relèvent du règlement de comptes et d’une tentative désespérée de brouiller les cartes.
Donat Muamba, déchu depuis 2023 pour « inefficacité et corruption », ne représenterait plus l’UDPS, selon Jacques Bakajika.
« Comment un homme qui s’est rapproché d’un autre parti politique peut-il prétendre parler au nom du parti ? », s’interroge-t-il.
L’ancien président fédéral, poussé vers la sortie par sa base, s’accrocherait à un semblant d’influence pour régler ses comptes avec l’actuelle administration provinciale.

L’argument massue avancé par Bakajika : le soutien du président Félix Tshisekedi à Crispin Mukendi. Lors de son passage à Tshikapa, le chef de l’État aurait personnellement adoubé le gouverneur en louant sa « crédibilité, sa sagesse et ses compétences ». Une caution présidentielle que l’UDPS met en avant pour contrer toute tentative de déstabilisation.
Dans cette guerre de positions, l’UDPS appelle ses militants à la vigilance.
« Le gouverneur Mukendi fait face à des frustrés de tout bord », prévient Bakajika, en exhortant la base à se ranger derrière le chef de l’État et à ne pas céder aux « manipulations ». Allusion à peine voilée aux tensions internes et aux jeux d’influence qui minent le parti au Kasaï.
Dans cette bataille où se mêlent fidélités politiques, rivalités personnelles et enjeux provinciaux, l’UDPS entend garder la main. Une certitude : la guerre des clans est loin d’être terminée.
FRANCIS KABONGO