
La République démocratique du Congo veut insuffler un nouveau dynamisme à son économie en améliorant le climat des affaires, longtemps critiqué par les investisseurs. Au centre de cette ambition figure l’Accord de facilitation des investissements pour le développement (AFID), discuté au sein de l’Organisation mondiale du commerce.
Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a récemment plaidé pour la mise en œuvre effective de cet instrument. L’AFID vise à lever les obstacles qui freinent les investissements, en simplifiant les procédures, en réduisant la lourdeur administrative et en garantissant une meilleure transparence.
Concrètement, il s’agit d’harmoniser les normes et de rendre les règles plus lisibles pour les investisseurs étrangers. Une réforme jugée essentielle dans un pays où les démarches restent souvent complexes et coûteuses.
Pour le gouvernement congolais, l’AFID représente un levier stratégique susceptible d’attirer davantage de capitaux dans des secteurs clés tels que l’agriculture, l’industrie et les mines, piliers de la diversification économique.
Cependant, la question de l’application demeure centrale. En RDC, plusieurs réformes économiques ont déjà été annoncées sans produire les effets escomptés, en raison de défis persistants liés à la gouvernance, à la corruption et à la lenteur administrative.
Les experts restent prudents : l’efficacité de l’accord dépendra de sa mise en œuvre concrète, impliquant une modernisation des institutions, un renforcement des mécanismes de contrôle et une volonté politique constante.
Autre enjeu majeur : la confiance. Les investisseurs, nationaux comme étrangers, attendent des signaux clairs de stabilité, de sécurité juridique et de transparence.
Ainsi, l’AFID pourrait marquer un tournant pour l’économie congolaise… à condition de passer des promesses aux actions. Attirer des investissements ne se limite pas à signer des accords : il s’agit surtout de créer un environnement où ils peuvent réellement prospérer.
Dan Banze Lwaba