
À l’occasion de la Journée Internationale de la Femme Africaine (JIFA) 2026, des experts venus de huit pays d’Afrique et d’Europe se retrouveront le 31 juillet prochain pour un dialogue international consacré au leadership féminin, à la transmission du patrimoine culturel et au développement durable. À travers cette rencontre, les organisateurs entendent rappeler que les femmes africaines demeurent des actrices essentielles de la transformation sociale, économique et culturelle du continent.
Les informations annoncées par les organisateurs concordent avec les principes qui encadrent chaque année la célébration de la Journée Internationale de la Femme Africaine, célébrée le 31 juillet. Cette journée, instituée à la suite du premier Congrès des femmes africaines organisé en 1962 à Dar es Salaam, en Tanzanie, est reconnue comme un moment de réflexion sur les droits des femmes, leur participation au développement et leur contribution à la paix. Aucun élément crédible ne permet, à ce stade, de remettre en cause l’organisation de cette rencontre internationale.
« Investir dans le leadership des femmes, c’est investir dans l’avenir du continent africain. »
Une rencontre internationale autour du patrimoine culturel et du leadership féminin
Prévue à partir de 14 heures (heure de Kinshasa), cette édition 2026 sera placée sous le thème : « Transmettre pour exister : héritage, création et pouvoir culturel chez les femmes dans les industries culturelles créatives. »
Les discussions porteront sur la manière dont les femmes participent à la sauvegarde du patrimoine africain, au développement des industries culturelles et créatives ainsi qu’à la promotion de l’innovation au service des communautés.
« La culture n’est pas seulement une mémoire ; elle constitue également un moteur de développement durable. »
Douze experts issus de huit pays partageront leurs expériences
Le dialogue réunira douze spécialistes représentant huit pays : la République démocratique du Congo, l’Italie, la Suisse, Madagascar, le Kenya, l’Autriche, la Turquie et le Tchad.
Parmi les intervenants annoncés figurent notamment la parlementaire suisse Isabelle Chevalley, Butedi Nzolani du PNUD Madagascar, Anne-Marie Nabintu, défenseure congolaise des droits des femmes en zones de conflit, Ella Mindja, conseillère kenyane en paix et cohésion sociale, Giuseppe Parisi, juriste d’entreprise en Italie, Jeanne Balagizi, ambassadrice Europe de la RFAF-ODD, Nakita Aboya, économiste et chercheuse, Claude Kitumaini, expert congolais en questions humanitaires et de genre, Ingrida Rosa, économiste basée en Autriche, Martine Thelemuka, responsable des questions féminines à l’AANECT en Turquie, Azzala Abdoulaye, médiatrice tchadienne pour la paix, ainsi qu’Elodie Ntamuzinda, experte régionale en genre, élections et résolution des conflits.
« La diversité des parcours enrichit les solutions communes face aux défis du continent. »
Les Objectifs de développement durable au cœur des échanges
Au-delà de la valorisation du patrimoine culturel, les travaux seront articulés autour du sous-thème : « Vaincre la pauvreté, la famine, les inégalités, l’insalubrité et l’insécurité à travers les Objectifs de développement durable (ODD 1, 2, 5, 6, 13, 16 et 17). »
Les organisateurs souhaitent mettre en lumière des initiatives capables de renforcer l’autonomisation économique des femmes, de promouvoir la paix, de favoriser une meilleure gouvernance et d’encourager des partenariats durables.
« Les Objectifs de développement durable ne pourront être atteints sans une participation pleine et entière des femmes. »
Une invitation à renforcer les synergies internationales
Cette rencontre s’adresse aux décideurs publics, universitaires, chercheurs, organisations internationales, acteurs de la société civile, jeunes leaders et partenaires au développement. L’objectif est de créer un espace d’échanges où les expériences nationales pourront inspirer des solutions adaptées aux réalités africaines.
Les organisateurs invitent les institutions et les citoyens à prendre part aux travaux afin de renforcer les initiatives en faveur du leadership féminin et de la valorisation des industries culturelles créatives comme leviers de croissance inclusive.
« Le dialogue reste l’un des meilleurs outils pour construire une Afrique plus solidaire et plus résiliente. »
La JIFA constitue depuis plusieurs décennies un rendez-vous symbolique pour rappeler les avancées accomplies en faveur des droits des femmes tout en mettant en évidence les défis qui subsistent. Les précédentes éditions ont régulièrement insisté sur l’égalité des chances, l’accès des femmes aux responsabilités, leur autonomisation économique et leur rôle dans la consolidation de la paix. L’édition 2026 s’inscrit dans cette continuité en accordant une place centrale à la culture comme facteur de développement durable. Les perspectives ouvertes par cette rencontre pourraient favoriser le renforcement des réseaux internationaux de coopération, la mise en œuvre de nouveaux projets liés aux Objectifs de développement durable et une meilleure reconnaissance du rôle des femmes africaines dans les industries culturelles et créatives.
Willy Ulengu Samuanda
