
La communauté des médias de la province du Haut-Uélé est sous le choc après le décès tragique du journaliste Xavier Tereka, survenu samedi 18 juillet à Durba, dans le territoire de Watsa. Selon plusieurs sources médiatiques concordantes, le professionnel des médias a été mortellement frappé par la foudre lors d’un violent orage. Les informations disponibles indiquent qu’il a été conduit vers une structure sanitaire, mais n’a malheureusement pas survécu.
« La disparition d’un journaliste est une perte pour toute la société », résume l’émotion qui traverse aujourd’hui la corporation. Xavier Tereka était connu pour son engagement dans la presse locale. Il avait collaboré avec l’Agence congolaise de presse (ACP), travaillé au sein de plusieurs médias de la province et occupait également des responsabilités au sein de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC) dans le territoire de Faradje, où il défendait les intérêts des journalistes.
Les circonstances précises de l’accident restent limitées aux informations officiellement disponibles. À ce stade, aucun élément crédible ne permet d’affirmer d’autres causes que l’impact de la foudre. Le travail de vérification effectué à partir de plusieurs sources fiables confirme la réalité du décès, tout en montrant que certains détails relayés sur les réseaux sociaux ne sont pas encore établis par des sources officielles. La prudence reste donc de mise afin d’éviter toute désinformation.
« Le devoir d’informer exige aussi le devoir de vérifier ». Cette disparition rappelle les conditions parfois difficiles dans lesquelles exercent de nombreux journalistes en République démocratique du Congo, notamment dans les provinces où les professionnels des médias accomplissent leurs missions malgré les contraintes sécuritaires, climatiques et logistiques.
Ce drame intervient quelques mois après d’autres événements ayant touché la profession, notamment les appels de l’UNPC en faveur d’une meilleure protection des journalistes à la suite de l’assassinat du journaliste Thierry Lole Banga. Xavier Tereka s’était lui-même illustré par son engagement en faveur de la sécurité des professionnels des médias. Son décès ravive les réflexions sur les mécanismes de protection et de solidarité au sein de la corporation. Les prochains jours devraient être marqués par des hommages de ses confrères, tandis que les organisations professionnelles sont attendues pour honorer sa mémoire et poursuivre le plaidoyer en faveur d’un environnement plus sûr pour l’exercice du journalisme.
Willy Ulengu Samuanda