
Le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a qualifié la Déclaration de Doha, signée entre Kinshasa et la rébellion de l’AFC/M, d’« étape préliminaire » vers un accord de paix attendu le 17 août prochain. Il l’a déclaré lors d’un point de presse conjoint avec son collègue de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, tenu lundi 21 juillet à Kinshasa.
Pour le ministre, cette déclaration engage les parties sur un socle de principes, mais la signature d’un accord de paix formel reste conditionnée à plusieurs exigences, notamment le retrait des groupes armés des zones qu’ils occupent.
« La restauration de l’autorité de l’État dans les zones affectées est non négociable. Elle suppose le retour de l’administration publique et le redéploiement de nos forces nationales de sécurité », a précisé Jacquemain Shabani.
Il a insisté sur le fait que la sécurité des Congolais ne saurait être déléguée à une autre entité que l’État.
Dans ce contexte, des mesures transitoires ont été prises, dont la délocalisation temporaire des capitales provinciales de l’Ituri et du Sud-Kivu à Beni et Uvira, respectivement. Ce dispositif devrait faciliter la reprise de contrôle progressif sur le terrain, en attendant un déploiement complet des services publics.
Le ministre a par ailleurs rappelé que la République démocratique du Congo cherche à sortir du cycle de violences armées à répétition. Il a réitéré l’implication du Rwanda dans la déstabilisation de l’est du pays, tout en affirmant que les causes profondes du conflit ont été identifiées et intégrées dans le processus de paix en cours.
Enfin, le gouvernement prépare un renforcement de la présence de la Police nationale, appelée à jouer un rôle central dans la stabilisation des zones reconquises, conformément aux engagements pris dans la Déclaration de Doha.