
L’Union européenne continue de frapper les cadres du M23. Cette fois, c’est Joseph Bahati Musanga, autoproclamé gouverneur du Nord-Kivu sous l’occupation du groupe terroriste M23, qui est visé. Ancien directeur financier du M23, il incarne aujourd’hui l’administration parallèle imposée par la rébellion dans l’est de la RDC. Une structure illégale qui, selon Bruxelles, viole la souveraineté congolaise et alimente le conflit armé.
Pendant plusieurs années, Joseph Bahati Musanga a tenu les cordons de la bourse du M23, finançant la machine de guerre du mouvement. Son ascension atteint un sommet en janvier 2025, lorsqu’il est nommé « gouverneur » du Nord-Kivu, à la tête d’une administration installée de force par la rébellion. Un acte qui, pour l’UE, constitue une atteinte flagrante à l’intégrité territoriale de la RDC.
Dans son communiqué, Bruxelles est sans équivoque :
« Le déploiement d’une administration parallèle en RDC constitue une violation de l’intégrité territoriale de la RDC. Il entretient également le conflit armé, l’instabilité et l’insécurité dans la région, ainsi que les graves violations des droits humains commises par les membres du M23. »

Autrement dit, Bahati Musanga ne serait pas seulement un exécutant, mais un acteur clé du maintien du chaos dans l’Est de la RDC.
Les accusations ne s’arrêtent pas là. En tant que haut responsable du M23, Joseph Bahati Musanga est directement impliqué dans la planification et la commission d’exactions en RDC. L’UE lui attribue un rôle central dans le cycle de violences qui ravage le Nord-Kivu, pointant sa responsabilité dans la perpétuation des massacres, des déplacements forcés et des violations des droits humains.