Réformes du Portefeuille | La Banque Mondiale propose des solutions pour relancer l’économie congolaise

La Banque mondiale a proposé au gouvernement des solutions pour réformer le secteur du portefeuille, en offrant notamment un appui budgétaire, afin de transformer ce secteur en un véritable vecteur de croissance. Cette information ressort d’une annonce officielle de cette institution bancaire internationale.

Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, l’Angola, le Burundi, et Sao Tomé-et-Principe, a déclaré :

« Les entreprises publiques méritent des réformes sérieuses. Nous avons discuté de ce que l’on peut initier tout en utilisant les instruments de la Banque mondiale comme l’appui budgétaire et en utilisant des projets comme « Encore » pour arriver à un recrutement compétitif et technique, car tout repose sur les ressources humaines. »

A. Zeufack a également souligné l’importance de la formation et du renforcement des capacités de ces entreprises pour les transformer en moteurs de croissance. Il a insisté sur la nécessité de réformes sérieuses pour remédier à la mauvaise gouvernance des entreprises publiques.

« Il faut absolument des compétences pointues dans la direction mais aussi au conseil d’administration des entreprises du portefeuille si on veut des résultats. Il faut s’assurer que ces entreprises délivrent des résultats à travers un système de critère de performance pour être sûr qu’elles rendent à la population les services dont elles ont tant besoin », a-t-il ajouté.

Pour Zeufack, le portefeuille de l’État devrait être au cœur du développement de la RDC et servir d’autoroute vers la prospérité du pays. Cependant, il a averti qu’en l’état actuel, ce portefeuille peut malheureusement constituer un obstacle.

La présence de la Banque mondiale auprès du ministère du Portefeuille vise à apporter une assistance au ministre Jean Lucien Bussa pour la relance de ce secteur. Depuis sa prise de fonctions, Bussa s’emploie à repositionner les entreprises sous sa tutelle comme créatrices d’emploi et à transformer le portefeuille en un levier de croissance économique pour la RDC.

 

Placide LUKEKA

RDC | Judith Suminwa lance les activités commémoratives du GENOCOST

La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a procédé au lancement ce vendredi 2 août des activités commémoratives de la journée nationale du génocide congolais pour des gains économiques (GENOCOST).

Elle a visité le site mémoriel des victimes de la guerre de six jours à Kisangani.

Ladite journée s’est amorcée au cimetière de Makiso dans une fosse commune, où huit membres d’une même famille sont enterrés. La Cheffe du Gouvernement a été accueillie par le Gouverneur de la Tshopo. Elle a été briefée sur ce site mémoriel et les atrocités commises lors des conflits entre le Rwanda et l’Ouganda.

Accompagnée par l’hymne aux morts, elle a rendu hommage devant des stèles dédiées aux victimes des guerres et des agressions étrangères. La seule survivante de la famille OTSHUDI a pu rencontrer la Cheffe du Gouvernement. Judith Suminwa a souligné que les victimes ne seront plus jamais seules.

 

Ange ALOKI

RDC | Chantal Yelu Mulop renouvelle son ferme engagement à lutter contre la traite des personnes

À l’occasion de la Journée Internationale de la Lutte Contre la Traite des Personnes, célébrée chaque année le 30 juillet, Chantal Yelu Mulop, Conseillère Spéciale du Chef de l’État en charge de la Jeunesse et de la Lutte contre les Violences faites aux femmes, a renouvelé son engagement ferme dans la lutte contre la traite des enfants en République Démocratique du Congo (RDC).

Cette journée, qui est une occasion offerte aux acteurs de première ligne pour mobiliser la population générale sur cette violation grave des droits humains qui a déjà affecté plus de 50 millions de victimes dans le monde, a servi à rappeler que ce crime transnational organisé constitue un grave danger pour la sécurité intérieure de notre pays. Chantal Yelu Mulop a présenté les nombreux efforts entrepris par la RDC sous le leadership de Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour répondre aux diverses formes de traite des personnes sur tout le territoire national.

La cérémonie, organisée avec l’appui de l’Agence de l’ONU, USAID en collaboration avec l’Association des Barreaux Américains (ABA ROLI), a réuni un parterre de personnalités et de dignitaires. Parmi les présents figuraient notamment le Président de la République Félix Tshisekedi, représenté par Chantal Yelu Mulop, la Première Ministre Judith Suminwa, des membres du Gouvernement, l’Ambassadeur des États-Unis d’Amérique, le Gouverneur de Kinshasa et le Bourgmestre de Gombe.

Plusieurs hautes personnalités ont défilé tour à tour pour prononcer leurs mots de circonstance. On pouvait citer, entre autres, Mwami Ndeze Jean-Baptiste, représentant de Son Excellence Monsieur le Vice-premier Ministre, Ministre de l’Intérieur, Sécurité et Affaires Coutumières, Son Excellence Madame la Ministre des Droits Humains, représentée par son Directeur de Cabinet, Monsieur André Hilaire Kashikisha, Son Excellence Monsieur le Ministre de l’Emploi et du Travail, représenté par son Secrétaire Général, Monsieur Bagula Mangangu Donat, Son Excellence Madame Lucy Tamlyn, Ambassadeur des États-Unis d’Amérique, les représentants des membres du gouvernement ainsi que du Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme, Monsieur Paul Nsapu, la Directrice Générale Adjointe du Fonds National de Promotion et de Service Social, Madame Cécile Meta Kasanda, sans oublier les partenaires techniques et financiers de la Coordination, notamment l’Agence Américaine pour le Développement International, l’Association du Barreau Américain et l’Ambassade des États-Unis en RDC.

Sous le thème « Ne laisser aucun enfant de côté dans la lutte contre la traite des êtres humains », cette journée a été l’occasion pour Chantal Yelu Mulop de réaffirmer sa détermination à combattre ce fléau.

« Nous sommes rassemblés aujourd’hui, pleinement conscients du danger que représente la traite des personnes pour notre pays et la menace constante qu’elle fait peser sur notre sécurité intérieure. En tant qu’acteurs de première ligne, nous avons la responsabilité de combattre cette grave violation des droits humains, souvent assimilée à l’esclavage moderne », a-t-elle déclaré.

Son discours a mis en lumière la nécessité de renforcer les efforts pour protéger les enfants vulnérables, surtout dans un contexte de conflits armés qui déstabilisent l’Est du pays. Mwami Ndeze Jean-Baptiste, représentant Ministre de la Sécurité et des Affaires Coutumières, Jacquemain Shabani, a également dénoncé les guerres incessantes, notamment avec le M23 et le « Phénomène Mobondo », qui exacerbent la vulnérabilité des enfants, souvent enrôlés de force dans les groupes armés.

Mwami Ndeze a également rappelé la vision du Président de la République, axée sur la stabilité et le bien-être social des citoyens, et a souligné l’importance de mesures strictes pour contrer la traite des personnes. Les gouverneurs et leurs administrations seront équipés pour identifier et affaiblir les réseaux de traite. La Direction Générale de la Migration (DGM) et la Police Nationale Congolaise (PNC) mèneront des investigations pour démanteler ces réseaux criminels. Les chefs coutumiers seront également sensibilisés pour éradiquer les pratiques favorables à la traite, comme les mariages forcés et le travail des enfants.

Le Mwami Jean-Baptiste Ndeze a aussi attiré l’attention sur les conditions précaires de vie de plus de 7 millions de déplacés internes, rendant ces populations particulièrement vulnérables à la traite des êtres humains. Il a appelé à une vigilance accrue dans la gestion des camps de déplacés internes et au renforcement des mesures de sécurité.

Pour assurer le suivi des engagements pris, une équipe dynamique du ministère collaborera avec la direction des affaires de la jeunesse, la lutte contre les violences faites aux femmes et la traite des personnes. Le Mwami a conclu en réaffirmant la détermination du gouvernement à protéger les populations et à éradiquer la traite des êtres humains sur le sol congolais.

 

Ange ALOKI 

Procès Nangaa | La Cour militaire de Kinshasa passe aux plaidoiries lundi

La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a continué ce vendredi 26 juillet l’examen du procès impliquant Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) et leader du mouvement politico-militaire Alliance Fleuve Congo (AFC), ainsi que 24 autres accusés. Ces derniers sont poursuivis pour crimes de guerre, participation à un mouvement insurrectionnel et trahison.

Après les auditions de ce jour, le premier président de la Cour militaire, le Colonel Efomi Lonteyandjoko Jean-Robert, a déclaré que la Cour est maintenant prête à entendre les plaidoiries.

« La Cour s’estime présentement suffisamment éclairée pour que l’affaire puisse recevoir des plaidoiries. Une courte remise s’impose. Conformément à l’article 253 du code de justice militaire, la Cour renvoie d’office l’examen de la présente cause à lundi, à 10h », a-t-il annoncé avant de suspendre l’audience.

Le Lieutenant Colonel Limbaya Mombenzi Alpha, auditeur du ministère public, a précisé les étapes importantes de l’audience devant la presse.

« Il y a des prévenus qui sont en détention et il y en a qui sont en cavale. Les prévenus qui sont en détention ont été tous entendus. À l’audience d’hier, nous avons terminé avec les prévenus en détention », a-t-il expliqué.

Pour les prévenus en cavale, le Lieutenant Colonel a souligné que certaines formalités judiciaires devaient être respectées.

« La procédure veut que pour ceux qui sont en cavale, ce n’est pas la volonté de la Cour ou la volonté du ministère public, mais c’est la volonté du législateur. Conformément à l’article 327, dernier alinéa du Code judiciaire militaire, la Cour procède à la lecture des rapports, des pièces, des procès-verbaux d’audition, des procès-verbaux de constat et des actes d’instruction posés pendant l’instruction préparatoire. C’est une procédure qu’on ne peut pas escamoter », a-t-il affirmé.

L’audience de ce vendredi était donc technique, destinée à compléter la procédure pour les prévenus absents.

« Les avocats n’ont pas parlé, les prévenus qui sont en détention n’ont plus l’occasion de s’exprimer. Le greffier a procédé à la lecture, conformément à la disposition évoquée, de toutes les pièces concernant les prévenus défaillants », a ajouté le Lieutenant Colonel Limbaya Mombenzi Alpha.

La prochaine audience, fixée à lundi, sera dédiée aux conclusions des parties.

« La Cour s’estimant suffisamment éclairée s’agissant de l’instruction, à l’audience de lundi, ce sont les conclusions des parties qui seront présentées. Le ministère public prendra ses réquisitoires et la défense ses plaidoiries. La partie civile, représentée par la République des Moitiés du Congo, prendra également ses conclusions », a conclu le Lieutenant Colonel.

Corneille Nangaa et les autres prévenus sont accusés de crimes de guerre, de participation à un mouvement insurrectionnel et de trahison.

Placide Lukeka

The Brookings Institution | Félix Tshisekedi prêt à tout pour ramener la paix en RDC

Lors d’un panel de discussion organisé par « The Brookings Institution », un centre de recherche basé à Washington, D.C., le Président Félix Tshisekedi a exprimé sa ferme résolution de restaurer la paix en République Démocratique du Congo (RDC). 

Participant par visioconférence à cette session publique, le Président Tshisekedi a abordé les défis majeurs auxquels fait face la RDC, particulièrement la crise sécuritaire dans l’Est du pays. Il a rappelé que ce conflit est principalement dû à une agression du Rwanda et de ses alliés terroristes du M23.

« Nous sommes déterminés à ramener la paix à n’importe quel prix, car sans la paix, il n’y a pas de développement », a-t-il affirmé.

En plus des questions de sécurité, le Chef de l’État a dévoilé sa stratégie pour maximiser les bénéfices tirés des richesses naturelles du pays. Après une révision des contrats miniers, il envisage de focaliser sur une exploitation plus profitable et la transformation des minerais sur place. Cette approche vise à créer des emplois et à développer une industrie locale, tout en diversifiant l’économie congolaise et en promouvant l’agriculture.

« La revanche du sol sur le sous-sol ! » a-t-il proclamé, soulignant l’importance de cette diversification.

Tshisekedi a également mis l’accent sur la lutte contre la corruption et la promotion de l’entrepreneuriat, particulièrement chez les jeunes et les femmes.

« La jeunesse est notre principal capital. En 2100, il y aura plus de Congolais que d’Américains », a-t-il souligné.

Il a ajouté que la RDC, de par sa population, sa dimension et ses ressources, est clé pour relever les grands défis actuels de l’humanité, tels que la lutte contre le réchauffement climatique, la transition énergétique et l’autosuffisance alimentaire.

 

Marlaine Kanku

Félix Tshisekedi lance le séminaire gouvernemental 2024, un nouvel élan pour la gouvernance et les réformes

Dans la salle des congrès du Palais de la Nation, le Président Félix Tshisekedi a inauguré ce dimanche 21 juillet le Séminaire gouvernemental de la session 2024. Cet événement solennel a pour objectif de favoriser le partage d’informations et d’expériences pour renforcer la cohésion au sein du gouvernement et assurer une mise en œuvre harmonieuse du programme présidentiel, destiné à répondre aux préoccupations de la population congolaise.

Le thème de cette édition, « Sceller le pacte d’engagement citoyen par la promotion de la performance dans la gouvernance et l’implémentation efficace des réformes en exécution du Programme d’actions du gouvernement (PAG) 2024-2028 », met en lumière les priorités du gouvernement pour les prochaines années.

Dans son discours d’orientation, le Président Tshisekedi a rappelé les progrès accomplis tout en soulignant les défis à relever.

« Il s’agit de nous rappeler que, malgré les avancées déjà réalisées dans divers domaines, des défis considérables restent à surmonter. Nous devons nous attaquer avec engagement aux questions de développement, de gouvernance et de justice sociale », a-t-il déclaré.

Le Chef de l’État a également exhorté les membres du gouvernement à travailler avec efficacité pour l’intérêt général.

« Nos concitoyens attendent des résultats tangibles, des changements concrets dans leur quotidien, et nous devons être à la hauteur de leurs aspirations », a-t-il insisté.

Marlaine Kanku

Service National | Après l’UNIKIN, l’IFASIC reçoit 500 bancs fabriqués par des ex-kuluna

L’Université des Sciences de l’Information et de la Communication (UNISIC), anciennement IFASIC, a reçu ce vendredi 20 juillet, un soutien significatif du Service National, qui a livré 500 bancs fabriqués par des bâtisseurs réinsérés, anciennement connus sous le nom de « Kuluna ».

Le commandant du Service National, Kasongo Kabwik, a souligné l’importance de cette initiative :

« Visionnaire stratégique. Très attendu par la formation de la jeunesse congolaise et surtout de l’environnement éducationnel, le chef de l’État et le commandant suprême voudraient voir les communicateurs être formés dans de très bonnes conditions. Le Service National et moi-même sommes très honorés de procéder à la distribution gratuite de bancs à l’UNISIC. Cette remise ordonnée par le président de la République, le commandant suprême, n’est qu’un geste dans sa politique de réflexion, action. »

Cette dotation représente une opportunité majeure pour l’université. Le recteur, Kambayi Bwatsha, a exprimé sa gratitude en mettant l’accent sur la transformation positive des anciens délinquants :

« Nous ne voulons plus parler de délinquants. Jadis délinquants, aujourd’hui, vous avez entendu ce monsieur qui est aujourd’hui gradé, qui a appris à confectionner les bancs, qui a appris à construire des maisons, qui a appris à écouter, qui a appris à enseigner, qui a appris à diriger. Non, tout ce que nous pouvons dire aujourd’hui, que d’ici peu, sous la direction de mon commandant, le commandant Kasongo, sous sa direction, nous n’allons plus parler de brigands. Nous n’allons plus parler de délinquants, nous n’allons plus parler des Kuluna, nous allons parler de citoyens à part entière de la République démocratique du Congo. »

Les étudiants ont également exprimé leur reconnaissance. Une étudiante s’est même réjoui :

« C’est fait pour nous. Il y a des auditoires qui ont bien à peine été réhabilités… Et avec ça, on aura à compter des témoins de ces faits. C’est ça, nous, on a marché ça. »

Une autre a renchéri :

« L’UNISIC, c’est un honneur pour nous de recevoir le service national avec ses dons précieux. Et nous… Nous avons confiances que ce n’est pas la dernière fois, ils viendront toujours faire dedans. Merci beaucoup pour ces passages et nous sommes très reconnaissants pour cela. »

Le commandant Kasongo a également annoncé des projets futurs pour l’université, notamment l’installation prochaine d’une imprimerie moderne par le Service National.

« En ce qui concerne l’UNISIC, l’acquisition dans les prochains mois par le Service National d’une grande imprimerie moderne à installer dans son réniment à la Nsele, sera une aubaine pour elle. Demain, les étudiants pourront, dans le cadre d’un partenariat avec le Service National, publier un magazine digne d’une université formatrice des communicateurs. »

Cette dotation symbolise le début d’un partenariat entre l’UNISIC et le Service National, un partenariat destiné à s’étendre à d’autres secteurs. L’UNISIC est la deuxième institution à bénéficier de cette initiative après l’UNIKIN, et d’autres suivront prochainement.

 

Placide LUKEKA

Le Président Tshisekedi salue la mémoire de Charles Bofassa Djema, figure de la politique congolaise

Ce jeudi au Musée national, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a rendu un dernier hommage à Charles Bofassa Djema, une figure emblématique de la scène politique congolaise, décédé le 22 juin 2024 à l’âge de 78 ans.

Né le 9 mars 1946 à Mbandaka, dans la province de l’Équateur, Bofassa Djema a laissé une marque indélébile dans l’histoire politique de la République Démocratique du Congo. Tout au long de sa carrière, il a occupé plusieurs postes clés, notamment en tant que ministre entre 1991 et 1995, député national, et mandataire public.

Au moment de sa disparition, Charles Bofassa Djema était membre du Conseil d’administration du Cadastre minier (Cami) et président de son parti politique, Générations républicaines.

Son engagement politique ne s’est jamais démenti, et il a été une figure incontournable de la plateforme Cap pour le changement (Cach), jouant un rôle crucial dans la victoire de Félix Tshisekedi lors de l’élection présidentielle de 2018, particulièrement dans le Grand Équateur.

 

 

Marlaine Kanku

Stabilisation du Franc congolais | La Ière Ministre prend des mesures choc pour protéger le pouvoir d’achat

La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé une réunion importante du Comité de Conjoncture Économique visant à stabiliser le franc congolais et protéger le pouvoir d’achat des citoyens. 

Cette séance, tenue ce mercredi 17 juillet, a vu l’adoption de plusieurs mesures stratégiques pour faire face aux défis économiques actuels.

Lors de cette réunion, diverses actions ont été approuvées pour garantir la stabilité du franc congolais et améliorer les conditions économiques du pays. Parmi ces mesures, la rationalisation et la régulation des dépenses publiques ont été mises en avant, ainsi que l’application stricte de la discipline budgétaire pour le Trésor. Ces initiatives visent à renforcer la gestion financière de l’État et à éviter les dérives budgétaires.

La Banque Centrale du Congo (BCC) a été mandatée pour intervenir de manière ciblée sur le marché de change, dans le but de stabiliser la monnaie nationale. En parallèle, le gouvernement a décidé de relancer des projets stratégiques, notamment le Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL-145 Territoires), qui joue un rôle clé dans le développement infrastructurel et économique du pays.

Un autre point important abordé lors de cette réunion a été la mise en place de mécanismes efficaces pour combattre la fraude minière et pétrolière. Ces fraudes constituent une perte considérable de recettes pour l’État. En renforçant les contrôles et les régulations dans ces secteurs, le gouvernement espère maximiser les revenus tirés de ces ressources naturelles cruciales.

Pour garantir l’exécution rapide et efficace de ces mesures, la Première Ministre a instruit les Ministres du Budget et des Finances de prendre des actions immédiates. Leur mission sera de s’assurer que toutes les directives émises lors de cette réunion soient mises en œuvre sans délai, afin de voir des résultats tangibles dans les plus brefs délais.

 

Ange ALOKI

Douane-Remise des Hyperguides | La Vice-Ministre des Finances salue un repère pour plus d’éthique et plus de transparence

La Vice-Ministre des Finances, O’Neige N’sele, a souligné l’importance des nouveaux kits complets des hyperguides de l’Agent des douanes, qu’elle a qualifiés de « repère, un appel à plus d’éthique, d’intégrité, de transparence et de professionnalisme dans l’exercice du métier de la douane ». 

Elle a fait cette déclaration à l’occasion de la remise officielle ce mercredi 10 juillet, de trois conteneurs des hyperguides par le Directeur de cabinet du Chef de l’État, Anthony Nkinzo, aux cadres et agents de la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).

L’initiative de distribuer ces hyperguides découle directement des instructions du Président Félix Tshisekedi. Lors de la cérémonie, Anthony Nkinzo a décrit ces hyperguides comme des manuels essentiels pour guider la conduite des agents de douane, prévenir la fraude et renforcer les recettes publiques.

« Ces hyperguides sont des manuels de référence essentiels pour les agents de douanes pour orienter leur conduite et prévenir tout risque de fraude et de coulage des recettes publiques en renforçant les capacités des fonctionnaires et en promouvant une culture de transparence et d’efficacité », a-t-il affirmé.

Anthony Nkinzo a exhorté les cadres et agents de la DGDA à s’impliquer pleinement dans l’utilisation de ces précieux outils pour garantir la réussite de cette initiative cruciale pour la République.

« J’exhorte les cadres et agents de la DGDA, bénéficiaires de ces précieux outils, à s’impliquer davantage et à s’approprier pleinement leur utilisation car la réussite de cette initiative est d’une importance capitale pour la République », a-t-il renchéri.

Le Directeur général de la DGDA, en recevant symboliquement les 26 000 exemplaires d’hyperguides, a promis de « tout mettre en œuvre pour que les agents s’approprient et vivent au quotidien, de manière professionnelle, les valeurs d’éthique et de citoyenneté pour donner au gouvernement de la République les moyens de son action ».

Cette initiative, lancée par le Chef de l’État depuis 2022 et pilotée par la Cellule d’innovation et de changement de mentalités (CICM), vise à transformer profondément les pratiques au sein des douanes et à lutter efficacement contre la corruption.

 

Placide LUKEKA