
La phase d’identification des victimes du conflit meurtrier de Kamuina Nsapu a été officiellement lancée, vendredi 25 juillet, à Mulombodi, dans la cité Christ-Roi à Kananga, au Kasaï central.
L’opération est menée par le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV), en présence du gouverneur Joseph Moïse Kambulu et de ses homologues des cinq provinces du Grand Kasaï.


Cette initiative, qui s’inscrit dans le processus de réparation individuelle et collective des victimes du conflit ayant secoué la région entre 2016 et 2018, marque une étape concrète dans la reconnaissance des souffrances endurées par les populations locales.
« Nous sommes ici pour vous dire que l’État ne vous a pas oubliés. L’identification des victimes est la première étape. C’est à partir de ces récits que nous pourrons définir les formes de réparation, y compris l’assistance judiciaire gratuite et la construction éventuelle d’un mémorial », a déclaré le directeur général de le FONAREV, devant les membres de la communauté locale.
Sur place, les habitants de Mulombodi ont salué cette démarche et ont remis un cahier de charges aux autorités. Celui-ci contient des demandes précises, notamment des réparations à la fois individuelles pour les personnes directement touchées et collectives pour les communautés affectées.


Symboliquement, le gouverneur du Kasaï central a lui-même procédé à l’identification d’une première victime, avant de lui remettre une carte d’accès à la réparation. Cette opération, qui devrait durer trois mois, précède d’autres phases du processus, dont l’accompagnement judiciaire et psychosocial des survivants.
Pour mémoire, le conflit Kamuina Nsapu a fait plusieurs milliers de morts et déplacés, marquant profondément les populations de l’espace Kasaï. Avec cette opération, les autorités congolaises entendent donner un début de réponse institutionnelle aux attentes de justice et de réparation exprimées depuis plusieurs années.
DIVINE ATANTE KABEYA