
C’est l’image que tout le Congo attendait.
Ce mercredi 16 septembre 2026, la CENCO a réussi l’impossible à Kinshasa : réunir pouvoir et opposition dans la même salle. La Commission Justice et Paix a frappé fort pour sa 2e Journée Nationale Justice et Paix, à la salle Saint-Sylvestre.
Thème : « Investir pour une paix inclusive ». Et au centre des débats : le fameux dialogue national.
Le face-à-face que personne n’osait imaginer
Sur le même podium :
– Patrick Muyaya pour le pouvoir
– Martin Fayulu pour l’opposition radicale
– Marie-Ange Mushobekwa pour l’opposition modérée
Tous ont dit OUI au dialogue, mais pas n’importe comment.
Muyaya défend le dialogue de Tshisekedi : « Il n’exclut personne, il va évoluer, chacun y trouvera son compte. »
Mushobekwa exige un VRAI dialogue : « Il faut décrisper, laisser les Congolais de l’étranger rentrer et participer. Et laisser la CENCO-ECC faciliter. »
Fayulu tape du poing : « Le format actuel n’est pas inclusif. Il faut élargir, même aux acteurs de Doha, pour trouver une solution à la crise. »
Dans la salle, Mgr Donatien Nshole, l’Abbé Georges Kalenga, le Révérend Éric Senga de l’ECC, le Nonce Apostolique, des diplomates et la société civile buvaient leurs paroles.
La conclusion de Mgr Nshole résume tout : « La confrontation des idées peut faire émerger des solutions, si la bonne volonté est là. »
Cette journée n’est qu’un échauffement avant la Journée Internationale de la Paix du 21 septembre. Une messe sera célébrée le 20 septembre dans tous les diocèses.
L’Église vient de montrer la voie. Maintenant, aux politiques de jouer.
Lina