
Dans le territoire de Luiza, au Kasaï-Central, des infirmiers titulaires venus de plusieurs aires de santé ont suivi du 15 au 17 juin une formation axée sur la lutte contre la malnutrition.
Objectif : apprendre à détecter plus efficacement les cas grâce à des outils simples comme les mesures anthropométriques, mais aussi promouvoir une prise en charge à base de produits locaux.


Organisée par la Division provinciale de la santé, avec l’appui de COOPI et de la Coopération suisse (SDC), cette session a été conduite par deux experts : Pascal Mulundu et Émile Kabunjiki. Pour ce dernier, le constat est amer :
« La population vend ses produits nutritionnels localement disponibles tout en continuant à souffrir de malnutrition. C’est un paradoxe qu’il faut corriger. »
Fini la dépendance exclusive au Plumpy’nut importé. Le maïs, les haricots, le sorgho ou encore le manioc — souvent présents dans les greniers des familles — doivent être remis au centre des stratégies locales.

À la fin de la formation, les infirmiers seront chargés à leur tour de transmettre ces connaissances aux relais communautaires, leaders locaux et femmes des villages, afin de diffuser des pratiques simples mais efficaces à l’échelle de toute la communauté.
L’idée : une réponse collective, enracinée dans le territoire, loin des logiques d’assistanat et recentrée sur les ressources disponibles. Une manière d’impliquer chacun, à son niveau, dans la lutte contre la malnutrition infantile.
ANASTASIE MIMBOLO