
Tous les 47 États membres du Conseil des droits de l’homme de l’ONU ont adopté, par consensus, une résolution majeure sur la situation sécuritaire au Nord et au Sud-Kivu.
Cette décision ouvre la voie à la mise en place d’un mécanisme indépendant d’investigation sur les atrocités récentes commises en République démocratique du Congo (RDC), notamment par l’armée rwandaise et ses alliés.


Cette heureuse annonce a été partagée ce vendredi par Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, qui n’a pas caché sa satisfaction. « Historique !!! », a-t-il tweeté, soulignant que cette résolution marque « le début de la fin de l’impunité caractérisée pour des crimes commis à l’est de la RDC par l’armée rwandaise et ses supplétifs depuis des décennies. »
Cette adoption unanime est un signal fort de la communauté internationale. Pendant des années, les exactions dans l’Est de la RDC ont été dénoncées, documentées, mais rarement suivies d’actions concrètes. Cette fois, le ton change : le monde semble exaspéré par « le comportement criminel et récidiviste » du Rwanda, selon les mots du ministre congolais.


Pour le gouvernement, cette résolution est une victoire diplomatique majeure. Elle renforce la pression sur Kigali et ouvre la voie à d’éventuelles sanctions ou poursuites contre les auteurs de ces crimes. La RDC, qui plaide depuis longtemps pour une reconnaissance internationale du rôle du Rwanda dans l’instabilité dans l’Est, voit enfin ses efforts aboutir.
Valider l’enquête c’est bien, ce sont des paroles. L’heure est aux pratiques, c’est e dont la population souffrante a besoin.