
Dans une déclaration au vitriol faite le 25 mai 2025, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a frontalement mis en cause l’ancien président Joseph Kabila, qu’il accuse de ne pas être Congolais.
S’exprimant lors d’une matinée politique au siège du parti présidentiel à Kinshasa, Kabuya a qualifié Kabila de « sujet rwandais » et lui a enjoint de « laisser les Congolais traiter leurs problèmes ».
« Il nous a été imposé pendant 18 ans », a-t-il lancé, ajoutant que l’ancien chef de l’État ne devrait même plus s’exprimer dans un pays « sérieux ».
Ces propos interviennent peu après une rare prise de parole publique de Joseph Kabila, récemment rentré au pays après un long silence médiatique et un exil discret. L’ex-président a regagné la RDC par la ville de Goma, actuellement sous occupation des rebelles de l’AFC/M23, un détail qui alimente déjà les soupçons et interprétations politiques.
Le retour de Kabila, confirmé par des responsables du FCC et de la rébellion, avait pour but déclaré de « se rapprocher de la population », selon son entourage. Mais pour l’UDPS, ce come-back constitue une provocation de trop.
Ce n’est pas la première fois que la nationalité de Joseph Kabila, fils présumé de Laurent-Désiré Kabila, est mise en cause par ses adversaires. Déjà dans les années 2000, des voix au sein de l’opposition – dont l’UDPS – avaient soulevé cette polémique, sans jamais qu’aucune preuve tangible ne soit apportée. Kabila, lui, a toujours gardé le silence sur ces accusations.