“Le corps est sacré” : Nathalie Kambala s’élève contre la dérive des réseaux sociaux

En RDC, la voix d’une femme résonne avec force et clarté dans le vacarme numérique. Dans un message empreint de gravité, Nathalie Kambala, figure engagée sur les questions de société, appelle à un sursaut éthique face à ce qu’elle qualifie de “dérive virale” : la prolifération de contenus sexuellement explicites et humiliants sur les réseaux sociaux.

Son message, rédigé dans un ton fraternel mais ferme, s’adresse à toutes les générations.

« Très chers frères et sœurs », entame-t-elle.

Elle dénonce l’ampleur inquiétante des violences numériques : voyeurisme, expositions intimes, partages non consentis d’images… Un phénomène devenu, selon elle, « monnaie courante » sur les plateformes les plus populaires.

Plus qu’un simple coup de gueule, Nathalie Kambala interpelle directement ses “grandes et petites sœurs”, les appelant à la décence et à la prudence.

« Arrêtez, je dis bien arrêtez ces bêtises, peu importe les raisons », supplie-t-elle.

Elle fustige la tendance à se filmer dans des moments d’intimité. Pour elle, cette banalisation de l’intime constitue une atteinte grave à la dignité féminine.

Mais son message ne se limite pas à la critique. Il se veut aussi constructif. Elle invite les femmes à utiliser les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication) comme leviers d’émancipation : formations en ligne, coaching, éducation, spiritualité… autant d’outils pouvant servir à renforcer la résilience et l’autonomisation des femmes congolaises.

Nathalie Kambala ne ménage pas non plus les hommes, en particulier les hommes mariés, auxquels elle adresse un avertissement appuyé. Elle les exhorte à rester fidèles à leurs engagements conjugaux et à ne pas céder aux “pièges” de certaines sollicitations virtuelles. Son plaidoyer rappelle l’importance des valeurs morales dans un monde numérique de plus en plus permissif.

Au-delà des comportements individuels, c’est l’ensemble de la société numérique qu’elle interpelle. Hommes comme femmes sont invités à ne pas participer à la diffusion d’images ou de vidéos intimes, souvent utilisées à des fins de vengeance ou d’humiliation. Ces actes, souligne-t-elle, constituent des infractions, mais aussi des formes sournoises de violence psychologique.

Dans une formule simple mais puissante, Nathalie conclut son appel par une vérité oubliée à l’ère du contenu éphémère :

« Le corps est sacré. »

Une déclaration forte qui résonne comme une mise en garde et un rappel à la conscience collective.

FREDDY MILLIONS MBWEBWE 

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