RDC – Environnement | La Ministre Marie Nyange Ndambo enclenche la Réforme du Code forestier

La République Démocratique du Congo a officiellement lancé, mardi 30 décembre 2025 à Kinshasa, le processus de révision de son Code forestier. Une étape importante, portée par la Ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, à l’ouverture de la session extraordinaire du Conseil consultatif national des forêts (CCNF).

Organisée par le Secrétariat Général à l’Environnement à travers la Direction générale des forêts (DGFoR), cette session bénéficie de l’appui financier du Programme de gouvernance des forêts (PGDF) et du Programme d’appui à l’action juridique (PAAJ), sous le financement du Fonds national REDD+ (FONAREDD). Elle constitue le début d’un travail de fond : la présentation, puis l’harmonisation, de la feuille de route devant conduire à un Code forestier révisé et consolidé.

L’enjeu est grand. Il s’agit de doter le pays d’un cadre légal modernisé, adossé à une politique forestière nationale validée, capable de répondre aux défis contemporains de gouvernance, de durabilité et de transparence dans un secteur stratégique pour l’économie comme pour le climat.

Dans son allocution, la Ministre Marie Nyange Ndambo a rappelé que la RDC s’est engagée, notamment à travers la lettre d’intention signée avec l’Initiative pour la forêt d’Afrique centrale (CAFI) et l’accord ABC conclu avec le Fonds monétaire international (FMI), à réviser son Code forestier d’ici mars 2026. Un calendrier contraignant, mais assumé.

La révision en cours vise plusieurs objectifs : renforcer la contribution du secteur forestier à l’atteinte des Objectifs de développement durable (ODD), améliorer la fiscalité et le régime des sanctions, garantir la transparence dans l’octroi des concessions forestières et assurer une meilleure sauvegarde environnementale et sociale. Le futur texte devra également intégrer les innovations techniques, les réalités locales, ainsi que les engagements régionaux et internationaux de la RDC, notamment au sein de la COMIFAC, de la SADC, du NEPAD, mais aussi dans le cadre de l’Accord de Paris et du Défi de Bonn.

Dans ce processus, le Conseil consultatif national des forêts est appelé à jouer un rôle central.

« Il y a la nécessité d’une révision participative, inclusive et consensuelle, condition essentielle pour faire du futur Code forestier un véritable outil de politique publique et non un simple texte réglementaire », a déclaré la Ministre Marie Nyange.

Et d’ajouter :

« Je souhaite que ces travaux débouchent sur des échanges francs et constructifs, à la hauteur des engagements internationaux pris par l’État, et qu’ils contribuent à consolider la position de la RDC comme acteur incontournable de la gouvernance climatique mondiale »

La Ministre de l’Environnement a également salué la Vision du Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, qu’elle a félicité pour sa volonté d’articuler lutte contre la pauvreté et action climatique. Des remerciements ont aussi été adressés à la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, dont la CAFI et le FONAREDD, pour leur appui constant.

Prenant la parole à son tour, le Secrétaire Général à l’Environnement, au Développement durable et à la Nouvelle Économie du Climat, Benjamin Toirambe, a appelé les membres du CCNF à dépasser les divergences sectorielles pour converger vers une vision commune.

« Le Code forestier est un document de politique nationale », a-t-il rappelé, soulignant la responsabilité collective dans son élaboration.

À l’heure où la pression sur les forêts du pays se conjugue aux attentes internationales, cette session extraordinaire ouvre une séquence capitale pour l’avenir de l’un des plus grands massifs forestiers tropicaux de la planète.

DALTON LUKANDA (E/E)

4 commentaires sur « RDC – Environnement | La Ministre Marie Nyange Ndambo enclenche la Réforme du Code forestier »

  1. Nous pensons que la dite resivion va tenir compte de plusieurs paramètres tels, la résolution de conflits lié au superposition des ressources ainsi que la reconnaissance de droit de la populations locales et peuple autochtone.

  2. Nous apprécions fortement l’implication du la ministre de l’environnement Madame marie nyangi pour le renouveau au sein du ministre et au sens large de la forêt.

    Elle mérite d’être reconduit au sein du gouvernement pour acheter ses grandes réalisations qui resteront un grand souvenir pour le Congo.

  3. Très important car l’actuel code a montré ses lacunes sur certains points et surtout les tourbières, qui sont actuellement découverts comme PUITS DE CARBONE. Mais nulle part le code forestier n’a arrêté la politique de leur gestion. Je suis particulièrement d’accord de cette innovation du ministre, qui doit être, comme la ministre l’a su bien dire INCLUSIVE, CONSENSUELLE….

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