
Le Comité provincial de pilotage du Programme d’investissement pour la forêt et la restauration des savanes (PIFORES) s’est réuni ce 5 août à Kananga pour évaluer les activités mises en œuvre dans le cadre du projet dans la province du Kasaï-Central.
Coordonnée par l’Unité de Coordination du Programme d’Investissement pour la Forêt (UC-PIF), cette rencontre visait à faire le point sur les réalisations, les défis rencontrés et les perspectives à court terme.



Les participants, issus des ministères provinciaux concernés – Agriculture, Développement rural, Affaires foncières, Aménagement du territoire – ainsi que des organisations de la société civile et des représentants des populations autochtones, ont pris part aux échanges organisés dans les locaux du complexe scolaire La Reconnaissance.
Yannick Lwamba, expert en suivi-évaluation à l’UC-PIF, a dressé un état d’avancement du projet. À ce jour, plusieurs équipements ont été livrés, notamment 15 tricycles et 30 motos destinés aux agents locaux d’exécution (ALE). Cinq véhicules tout-terrain, encore à Kinshasa, doivent être transférés à Kananga dans les prochaines semaines. Une plantation pilote de 700 hectares en agroforesterie est également prévue. Le lancement du recrutement des agences d’exécution est annoncé pour fin novembre.



Pour Simon Dikebele Ntumba, chef d’antenne provincial du PIFORES, ce projet représente une opportunité stratégique pour la gestion durable des forêts et la restauration des écosystèmes savanicoles, souvent négligés dans les politiques environnementales.
Présent à la cérémonie, le ministre provincial de l’Environnement, Kabwayi Kabongo, a salué l’engagement des parties prenantes. Il a rappelé que cette réunion faisait suite à la session de novembre 2024, qui avait permis de valider la planification annuelle des activités.
De son côté, l’administrateur du territoire de Kazumba, Jean-Roger Tshitenge, a réitéré son soutien à la mise en œuvre du programme sur le terrain. Il s’est engagé à sensibiliser les communautés locales à l’importance du projet, tout en appelant à la transparence dans le processus de sélection des agences d’exécution.


Lancé dans le cadre de l’initiative REDD+, le PIFORES vise à renforcer la résilience des paysages ruraux et à soutenir une transition vers une agriculture durable, intégrant les communautés locales comme actrices de changement. Les prochaines étapes porteront sur le déploiement effectif des activités à la base et le suivi participatif des résultats.
ANDRÉ KATENDE