
Au troisième jour du Forum national sur le droit à la réparation, organisé à Kinshasa, le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV) a présenté les grandes lignes de sa stratégie opérationnelle.
Trois responsables du Fonds ont exposé les approches retenues pour traduire en actes le droit à la réparation inscrit dans la loi.



Blaise Khasa, directeur en charge de l’identification des victimes, a insisté sur la complexité de cette étape dans un pays marqué par plus de trente ans de conflits. Il a évoqué la nécessité de critères clairs pour distinguer les personnes éligibles, et a indiqué que plus de 300 000 victimes avaient déjà été identifiées.
« Il faut répondre à des questions cruciales : Qui est une victime ? Sur quelles bases ? », a-t-il déclaré.



De son côté, l’avocat Gustave Masiala a rappelé que le droit à la justice, bien que reconnu, demeure difficilement accessible. Il a évoqué la loi du 26 décembre 2022 comme un jalon important, mais a pointé les obstacles persistants sur le terrain.
« Le cadre légal évolue, mais sa mise en œuvre se heurte à des freins structurels », a-t-il souligné.
Enfin, Thésée-Aurore Makaba, chargée des programmes de réparation, a présenté les modalités d’indemnisation prévues : individuelles, collectives ou urgentes. Elle a détaillé les types de préjudices couverts, les conditions d’éligibilité et le barème établi par le FONAREV.



À travers ces interventions, le Forum a permis de mieux cerner les mécanismes envisagés pour rendre effectif le droit à la réparation en République démocratique du Congo.
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