
La province du Kasaï Central a récemment accueilli M. Ibrahim Abdoul Nasser, représentant adjoint de la FAO en RDC, dans le cadre d’une mission d’évaluation des travaux menés par l’agence onusienne dans la région.
Cette visite, organisée en plusieurs étapes, visait à rencontrer les autorités locales, échanger avec les partenaires et évaluer les conditions de travail des équipes sur le terrain.


Au terme de trois jours d’intenses activités, M. Ibrahim Abdoul Nasser s’est déclaré satisfait des efforts entrepris par la FAO dans cette province enclavée.
« Nous repartons très satisfait étant donné que nous avons constaté que le travail de la FAO est important dans cette région, ses travaux réalisés sont très bien acceptés aussi bien par les autorités que la population et les realisations sur le terrain sont éloquentes », a-t-il affirmé.
Des initiatives telles que le soutien aux retournés de l’Angola, notamment à travers la fourniture d’intrants agricoles, illustrent l’impact positif de l’agence. Plusieurs bénéficiaires ont témoigné de l’amélioration de leurs conditions de vie. Parmi eux, une veuve de la commune de Nganza a pu construire une maison grâce aux efforts de la FAO.


Malgré ces succès, la mission a également révélé des obstacles majeurs entravant le développement agricole dans le Kasaï Central. L’enclavement de la province et la dégradation des infrastructures rendent difficile l’évacuation des produits agricoles vers d’autres régions.
« Nous avons vu un potentiel de production en ananas mais par manque de transformation et de routes, ces derniers ne peuvent pas être acheminés dans d’autres provinces », a souligné M. Ibrahim.
Le problème des multiples têtes d’érosion complique également la situation, menaçant les terres agricoles et les villages. La FAO se dit prête à collaborer avec les autorités locales et les donateurs pour élaborer des solutions durables à ces défis.


Face à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition, qui restent des préoccupations majeures dans la région, M. Ibrahim a insisté sur la nécessité d’un programme structurant pour relever ces défis. La FAO prévoit de mobiliser davantage de ressources en collaboration avec ses partenaires financiers.
FREDDY MILLIONS MBWEBWE